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Fraude concours de la fonction publique : Jean Bonin promet 10 millions pour débusquer les fraudeurs

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by Christian Aka
Fraude concours de la fonction publique : Jean Bonin promet 10 millions pour débusquer les fraudeurs
Concours ENA 2026 Côte d’Ivoire © Crédit Photo DR

Jean Bonin double sa prime à 10 millions FCFA pour toute preuve de fraude dans les concours de la fonction publique Côte d'Ivoire. Une offensive contre la corruption.

La fonction publique Côte d'Ivoire est-elle vraiment le théâtre de magouilles à grande échelle ? Pour , président du mouvement FIER (Front pour l'Intégrité et l'Éthique dans la République), les rumeurs doivent désormais laisser place aux preuves. Après avoir proposé une première prime de 5 millions de francs CFA, l'ancien cadre politique passe à la vitesse supérieure ce lundi.

« Je ne plaisantais pas. Il s'agissait d'une offre sérieuse, réfléchie et assumée », martèle l'ancien directeur de campagne, lassé d'entendre parler de « réseaux mafieux » sans jamais voir de dossiers concrets sur son bureau. Face au silence radio des dénonciateurs anonymes, il a décidé de marquer les esprits en doublant la mise : 10 millions de francs CFA sont désormais sur la table.

« Je préfère perdre une élection que perdre mes valeurs »

L'enjeu dépasse le simple coup médiatique. Jean Bonin touche ici une corde sensible pour des milliers de jeunes Ivoiriens qui se pressent chaque année aux concours administratifs. Derrière cette récompense, il y a une volonté de nettoyer un système souvent soupçonné de favoriser les « parrains » au détriment du mérite. L'homme politique n'hésite pas à se mettre à nu, rappelant ses propres années de combat : « J'ai toujours refusé d'user de mon influence. Mon intégrité était perçue comme de la méchanceté ou de l'égoïsme. »

Ce refus du népotisme lui aurait même coûté des voix dans les urnes par le passé. Aujourd'hui, il veut savoir si ces fameuses « listes parallèles » existent encore. Pour lui, la fonction publique Côte d'Ivoire doit redevenir un sanctuaire de l'égalité. S'il n'y a pas de preuve, c'est que l'administration fait son travail ; s'il y en a, il est prêt à les porter devant les autorités.

Un appel direct aux dénonciateurs

Le président du FIER attend des éléments « solides, documentés et vérifiables ». Il ne cherche pas des dossiers déjà jugés ou des tentatives de triche interceptées par le ministère, mais des « réseaux occultes » actifs. Pour faciliter la récolte d'informations, il a même rendu son numéro WhatsApp personnel public : le 0033667101011.

Cette initiative audacieuse intervient dans un climat où la lutte contre la corruption est devenue un argument politique de premier plan. Si certains voient en lui un provocateur, d'autres saluent une démarche qui pourrait enfin forcer les corrompus à sortir de l'ombre. Désormais, comme il le dit lui-même, « la balle est dans le camp » de ceux qui accusent la fonction publique Côte d'Ivoire de favoritisme.

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