Gbagbo sans détour: « quand mes frères Dogbo Blé et Vagba seront dehors, il ne faut pas qu’on dise que le combat est fini »
Gbagbo a appelé le 2 août 2021 à continuer le combat pour le retour des exilés après la libération des ses frères Dogbo Blé et Vagba.
« Chers amis, courage ! Mesdames, courage ! On continue la lutte, je suis avec vous. Quelque soit vos partis, nos partis, je suis avec vous tant que vos conjoints sont en prison. Et notre combat c'est de les sortir de là-bas. C'est de faire en sorte qu'il n' y ait plus jamais un seul prisonnier d'opinion en Côte d'Ivoire. Quand on aura fini ce combat là et que mes petits frères Dogbo Blé et Vagba seront dehors et qu'on aura fini ce combat, il ne faut pas qu'on dise que c'est fini, parce que ceux qui sont exilés sont aussi en prison. J'ai parlé des camps, il y a des exilés qui sont à Paris, à Bruxelles, » a lancé l'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo.
Gbagbo s'exprimait, au quartier général du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), son parti, à Cocody-Attoban, dans l'Est d'Abidjan, devant des dizaines de femmes de détenus civils et militaires de la crise postélectorale de 2010-2011 et de 2020.
L'ancien président ivoirien qui a eu un entretien avec M. Ouattara le 27 juillet 2021, a rapporté que le chef de l'État lui a confié qu'il allait « étudier » la question de la libération de ces détenus, mais pour le moment il examinait le cas de ceux qui ont été arrêtés au moment des élections de 2020.
« Je pense que pour cette fête de l'indépendance (7 août) qui arrive dans quelques jours, ce serait peut-être trop tôt, mais il va faire tous les efforts pour les libérer le plus tôt possible », a déclaré M. Gbagbo, ajoutant « c'est la réponse qui m'a été faite ».
LIRE AUSSI: RDC : l'archevêché de Kinshasa et 12 édifices catholiques attaqués
« La voie de notre développement se trouvent dans la liberté que les gens ont de s'opposer à une politique et quand on ne leur reconnaît pas cette liberté, il n'y a pas de développement au bout », a-t-il poursuivi.
« Prenez courage. Je suis arrivé, je fais un programme que je déroule, le point actuel, c'est de me battre pour la libération de tous les prisonniers d'opinion. Il y en a qui sont des amis et il y en a qui sont des adversaires, mais leur place n'est pas en prison », a-t-il lancé.