S'abonner à notre newsletter

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

Pour terminer l'abonnement, cliquez sur le lien de confirmation dans votre boîte de réception. S'il n'arrive pas dans les 3 minutes, consultez votre dossier spam.

D'accord, merci

Gbagbo reste populaire en Côte d’Ivoire : voici pourquoi

Christian Binaté profile image
by Christian Binaté
Gbagbo reste populaire en Côte d’Ivoire : voici pourquoi
Supporters of former Ivory Coast president Laurent Gbagbo celebrate at the news of his aquittal by the International Criminal Court on March 31, 2021. – Ivory Coast’s former president Laurent Gbagbo, who was definitively acquitted Wednesday of crimes against humanity, was long a champion of democracy, but once he tasted power he refused to let it go, sparking a civil war that tarnished his legacy. His supporters now eagerly await his return to the cocoa-rich West African powerhouse, where he remains as divisive a figure as he is central to his homeland’s politics a decade on from the 2010-11 conflict that claimed some 3,000 lives. (Photo by SIA KAMBOU / AFP)

L'ex-président ivoirien Laurent Gbagbo acquitté par la CPI, rentre en Côte d'Ivoire le 17 juin 2021, après dix ans d'absence.

Malgré dix ans d'absence, reste populaire au-delà de sa région d'origine de Gagnoa (Centre-Ouest).

Principal opposant à Félix Houphouët-Boigny puis à Henri Konan Bédié dans les années 1980 et 1990, il s'est battu pour imposer le multipartisme, à la tête de manifestations violemment réprimées par le régime, ce qui lui a valu la prison et l'exil.

Dans un pays dominé par de grandes familles bourgeoises, Laurent Gbagbo, issu d'un milieu modeste, socialiste, « a relayé la parole des pauvres et des frustrés du développement et ça, ça ne s'oublie pas », estime Rinaldo Depagne, ajoutant qu'il est « un tribun hors norme » et « a le verbe, dans un pays où on adore parler et où on adore l'humour ».

Le 31 mars, Laurent Gbagbo est acquitté de crimes contre l'humanité par la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, où il était détenu depuis 2011. Il était poursuivi pour les violences post-électorales liées à son refus de reconnaître sa défaite face à Alassane Ouattara à la présidentielle de 2010, qui ont fait quelque 3.000 morts.

LIRE AUSSI : Burkina : nouvelle frappe de l'armée burkinabè à Arbinda, 6 terroristes tués

Le 7 avril, le président Ouattara tirait les conséquences de cet acquittement, autorisant son rival à rentrer dans son pays quand il le souhaitait, lui promettant tous les égards liés à son statut d'ancien chef de l'Etat.

M. Gbagbo, qui a gardé la haute main sur le parti qu'il a créé, le Front populaire ivoirien (FPI), entend participer, d'une façon qui reste encore floue, à la politique de « réconciliation nationale » d'Alassane Ouattara et n'est animé par aucun esprit de revanche après l'humiliation de 2011, selon ses proches.

LIRE AUSSI : Le corps d'une fillette de 6 ans enlevée par son père retrouvé dans la mer

Les images de son visage marqué et de son regard perdu lors de son arrestation dans sa résidence dévastée d'Abidjan, puis ensuite à l'Hôtel du Golf, quartier-général des forces pro-Ouattara où il avait été transféré, restent gravées dans les mémoires des Ivoiriens.

« Les blessures ouvertes (…) ne sont pas refermées et il y a une peur des autorités de voir Gbagbo ré-agiter la rue, ce qui est une de ses marques de fabrique », note Rinaldo Depagne, chercheur à l'International Crisis Group (ICG). Qu'il participe activement à une « vraie réconciliation serait une bonne chose, car il a un poids considérable dans l'histoire politique de ce pays », dit-il. Selon lui, ce serait aussi son « intérêt », pour « bien terminer une carrière qui a eu des hauts et des bas ».

Christian Binaté profile image
par Christian Binaté

Abonnez vous à notre newsletter

Pour mieux comprendre l'actualité en Côte d'Ivoire

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

To complete Subscribe, click the confirmation link in your inbox. If it doesn’t arrive within 3 minutes, check your spam folder.

D'accord, merci

Lire plus