La loi anti-LGBT+ au cristallise les tensions entre valeurs locales et pressions internationales. La décision de la Cour suprême de rejeter les recours contre ce texte répressif met en lumière un débat qui dépasse les frontières nationales. « Il n'y a pas d'acte que la Cour suprême puisse annuler », a tranché la juge Avril Lovelace-Johnson, ouvrant la voie à une possible promulgation.

Le Ghana, pays d'Afrique de l'Ouest reconnu pour son attachement aux valeurs traditionnelles, se trouve désormais à la croisée des chemins. Cette législation, soutenue par une large majorité de la population, pourrait avoir des répercussions majeures sur l'économie nationale.

Le ministère ghanéen des Finances a sonné l'alarme concernant les conséquences financières de cette loi. Le pays risque de perdre 3,8 milliards de dollars de financement de la , une menace particulièrement préoccupante dans un contexte économique déjà fragile. Cette situation est d'autant plus délicate que le Ghana bénéficie actuellement d'un programme de prêt de 3 milliards de dollars du pour sortir d'une crise économique majeure.

Une législation aux dispositions strictes

Le texte prévoit des sanctions sévères : jusqu'à trois ans d'emprisonnement pour les relations homosexuelles et jusqu'à cinq ans pour toute personne promouvant ou soutenant les activités LGBT+. Ces dispositions viennent renforcer une législation héritée de l'époque coloniale, qui n'avait pourtant jamais donné lieu à des poursuites judiciaires.

Le président , qui termine son second mandat, se trouve face à une décision cruciale. Après avoir attendu l'avis de la Cour suprême, il doit maintenant choisir entre la ratification du texte et la préservation des relations avec les partenaires internationaux du pays.

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