Gnamien Konan : « Je vois des victimes du Rattrapage très activement engagés pour que les choses restent en l’état »

Gnamien Konan, lors de la rencontre avec la délégation de l'UA
Gnamien Konan, lors de la rencontre avec la délégation de l'UA

Dans une tribune, , président de La nouvelle Côte d’Ivoire s’interroge sur les relations de peuples victimes de mauvaise gouvernance, avec les dirigeants responsables selon lui, de cette mauvaise gouvernance.

Expliquez-moi, car je ne comprends toujours pas: Tous ceux qui souffrent, les chômeurs, ceux à qui des gens qui n’ont jamais vu une cabosse de cacao, fixent le prix de leur cacao et indiquent à qui ils doivent vendre, tous les  paysans, leurs enfants, ceux qui vivent avec moins de 500 francs CFA par jour, ceux qui n’arrivent pas à prendre deux repas par jour, ceux qui n’arrivent pas à payer leurs médicaments et qui se soignent à l’indigénat ou avec des faux médicaments, ceux qui ne peuvent pas payer leur scolarité ou celle de leurs enfants, ceux qui n’arrivent pas à se loger ou à payer leur loyer, les victimes physiques ou intellectuelles du Rattrapage, ceux dont les enfants font cours à quatre vingt ou en plein air, ceux qui dorment dans les salles de TD ou dans les amphithéâtres, ceux qui sont obligés de monter à cinq sur les moto-taxis, ceux qui ont fui la misère du pays pour aller se chercher ailleurs dans le froid et les humiliations, les rescapés de la Méditerranée, tous ceux-là, ne devraient-ils pas se mobiliser pour choisir le changement ?

Dites-moi, pourquoi ne se précipitent-ils pas pour s’inscrire sur la liste électorale pour choisir le changement ? Au contraire, j’en vois même, très activement engagés pour que les choses restent en l’état ou que leur souffrance d’avant, revienne…

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Quelle tromperie aussi, cette propagande sur la stabilité ? Car en démocratie, l’autre nom de la stabilité, n’est-il pas très précisément l’alternance, l’alternance démocratique ou le changement démocratique? Pourquoi selon vous, aux USA, pays le plus riche et le plus stable du monde, deux mandats, huit ans, c’est le maximum,  quel que soit l’âge ou la compétence du Président? Ainsi, là-bas, même avec mille sacs de riz, un champ de riz même, aucun américain ne peut penser demander à quelqu’un de faire trois mandats…

On me rétorque souvent que pour la Côte d’Ivoire, la solution c’est le changement de mentalité. Or pour que les mentalités changent, il faut que le leader en donne le signal et l’exemple. Or pour avoir le leader exemplaire, il faut que le peuple, lui même qui vote, change de mentalité, pour faire le bon choix…Ça va aller !C’est ça: l’optimisme ou la providence à l’Ivoirienne.

Bonne semaine à Koudou


Gnamien Konan Président de [email protected] Nouvelle Côte d’Ivoire.