La révision électorale prolongée jusqu'au 17 novembre 2024 révèle des dysfonctionnements structurels selon le GPS de Soro qui réclame une réforme en profondeur.

La révision de la liste électorale en Côte d'Ivoire accumule les contre-performances. Le décret présidentiel n° 2024-981 du 7 novembre 2024 prolonge l'opération d'enrôlement jusqu'au 17 novembre, face à des résultats en deçà des objectifs.

Un processus en échec

Les chiffres parlent d'eux-mêmes. « Sur environ 4,5 millions d'Ivoiriens attendus pour être inscrits sur les listes électorales, dont une majorité de primo-votants, la Commission Électorale Indépendante n'a enrôlé que 300 000 personnes en trois semaines », indique le dans sa déclaration du 12 novembre 2024.

Cette situation contraste avec les prévisions initiales. Le président de la , , avait annoncé une capacité d'enrôlement de « 50 personnes par jour et par machine, soit un total théorique de 14 millions de personnes en trois semaines ». L'augmentation des sites d'enrôlement de 10 000 à 12 089 n'a pas produit les effets escomptés.

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Le GPS pointe plusieurs dysfonctionnements. « 5 798 lieux de recensement sont restés sans requérants malgré les promesses d'affluence », révèle la formation politique. L'inaccessibilité de certains bureaux d'enregistrement et les retards dans la délivrance des documents administratifs freinent le processus.

Le parti propose cinq mesures correctives :

  • « Un dialogue inclusif qui réunirait le gouvernement et l'opposition »
  • « Une réforme profonde du système électoral actuel »
  • « Un découpage électoral transparent »
  • « La création d'une CEI véritablement indépendante »
  • « Une suspension temporaire de la révision de la liste électorale en cours »

L'enjeu de 2025

Le GPS insiste sur l'importance d'une liste électorale fiable pour la présidentielle de 2025. « La révision de la liste électorale est un pilier essentiel de notre démocratie et elle ne peut être menée avec légèreté », souligne le parti.

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La formation politique appelle à « une révision profonde du système électoral et à la mise en œuvre de réformes urgentes pour garantir des élections crédibles, libres et transparentes en 2025 ». Elle met en garde : « Les Ivoiriens ne doivent pas être les otages d'un système électoral défaillant qui compromet leur avenir ».

Le GPS conclut sur la nécessité d'un « engagement collectif » pour « rétablir la démocratie et l'État de droit ». Cette situation intervient à moins de deux ans de l'élection présidentielle, dans un contexte politique déjà tendu.

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