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Guillaume Soro prévient depuis l’exil: « ni la prison, ni l’exil, ne sont un frein à une carrière et à un destin politique »

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by Mohammed Ouattara
Guillaume Kigbafori Soro
Guillaume Kigbafori Soro Président de Générations et Peuples Solidaires (GPS) © Crédit photo DR

Guillaume Soro en exil depuis 2019, se prononce sur son avenir politique, la présidentielle de 2025, son état de santé et son moral.

Dans une vidéo où il répond à des questions de ses proches collaborateurs, qui souffle sa 51e bougie, affirme s'être « astreint à une cure de silence » parce que cela s'imposait. Des mois qui ont servi à « un grand travail de réflexion pour la construction de (son) mouvement (GPS) ».

« Je me sens très bien », a déclaré l'ancien président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire, Guillaume Soro, qui confie avoir repris les choses en main concernant sa santé. Pendant ces trois ans d'exil, il a parcouru l'Amérique, l'Europe et le Moyen-Orient.

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En transit à Dubaï, en juin 2022, il rapporte qu'un « badaud » lui a pris une « photo furtivement » et publié sur les réseaux sociaux, avant d'ajouter que durant ces temps où il s'est « abstenu de prendre la parole », il a « noué des contacts, participé à des réunions et à des rendez-vous privés ».

Guillaume Soro a été condamné à perpétuité par la justice ivoirienne pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Pour lui, « ni la prison, ni l'exil, ne sont un frein à une carrière et à un destin politique ». Il assure que quand la liberté rentrera dans son pays, il rentrera.

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Il a fait savoir que , le premier chef de l'Etat ivoirien, a connu l'exil quand les colons ont voulu l'arrêter, mais il est devenu président, de même que l'ex-président Laurent Gbagbo qui a vécu l'exil durant des années.

Pour lui, l'exil n'est pas facile, mais il permet toutefois à l'homme politique de se forger. Il déplorera le fait qu'on demande à ses compagnons de le « renier » ainsi que leur amitié, mais admet que « ce sont les aléas de la vie d'un homme politique ».

Malgré son exil, Guillaume Soro estime qu' « il n'y a pas de raison » qui l'empêcherait de se présenter à la présidentielle ivoirienne d'octobre 2025, estimant que son mouvement est « capable de relever les défis de la présidentielle ».

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« Je rentrerai en Côte d'Ivoire quand la liberté rentrera, quand on aura une politique nationale aseptisée », a-t-il insisté, se disant « confiant, optimiste » et « sûr » que son destin s'accomplira tôt ou tard, en allusion à la conquête du pouvoir d'Etat.

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par Mohammed Ouattara

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