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Hépatite : Un tueur silencieux menace la Côte d’Ivoire, 12% de la population infectée

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by Mohammed Ouattara
Hépatite, Un tueur silencieux
Hépatite, Un tueur silencieux © Crédit photo DR

La Côte d'Ivoire est confrontée à une épidémie d'hépatite B, particulièrement chez les jeunes. 12% de la population infectée.

Selon le professeur Fulgence Bathaix Yao, président du Réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales (RILHVi), plus de 3,6 millions d'Ivoiriens sont porteurs du virus, soit environ 12% de la population. Cette situation alarmante a été mise en lumière lors de la Journée mondiale de lutte contre les hépatites virales, célébrée le 28 juillet dernier.

Un virus sournois aux conséquences graves

L' se transmet par contact avec du sang ou des liquides corporels contaminés. Les symptômes, souvent discrets, peuvent inclure une fatigue intense, une jaunisse ou des douleurs abdominales. Si elle n'est pas traitée, l'infection peut évoluer vers une cirrhose ou un cancer du foie.

Les jeunes, une cible privilégiée

Les adolescents et les jeunes adultes sont particulièrement vulnérables à l'hépatite B en raison de pratiques à risque comme les relations sexuelles non protégées, le partage de seringues ou les tatouages réalisés dans des conditions d'hygiène précaires.

« Le VHB et/ou C est responsable de la cirrhose et du cancer du foie, qui est une agression avec destruction du foie.  Le VHC est estimé à 3% à 5%, tandis que le VHB est entre 14 et 15 %, surtout dans la tranche de 12 à 34 ans. Cette pathologie est responsable de la majorité des cirrhoses et des cancers primitifs du foie en milieu hospitalier en Côte d'Ivoire. Les populations les plus exposées sont les personnels médicales », explique Pr Yao Bathaix.

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Pour lui, ce taux élevé chez les jeunes est dû au fait que les adolescents sont particulièrement exposés à des comportements à risque de par leurs activités sexuelles sans préservatifs, et de certaines pratiques telles que le piercing, le tatouage, la scarification. « Le virus peut vivre à l'air ambiant de 72 heures à une semaine. Donc, il faut bien stériliser les objets coupants, piquants et tranchants utilisés de façon commune », prévient-il.

Les enjeux de la prévention

Pour lutter contre cette épidémie, le professeur Bathaix Yao préconise plusieurs mesures : La vaccination contre l'hépatite B est essentielle, notamment chez les nourrissons et les adolescents. Un dépistage régulier permet de détecter l'infection à un stade précoce et de mettre en place un traitement adapté. Les personnes infectées doivent pouvoir bénéficier d'un accès facile et gratuit aux soins.

L'hépatite B représente un véritable défi de santé publique en Côte d'Ivoire. Pour inverser la tendance, il est nécessaire de renforcer les actions de prévention, de dépistage et de traitement. Chaque individu a un rôle à jouer en adoptant des comportements responsables et en se faisant vacciner.

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