Industrialisation en Côte d’Ivoire : création de 14 zones économiques de développement
Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Ibrahim Kalil Konaté, a annoncé un plan d'aménagement industriel touchant les districts et les 31 régions.
Le ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat va engager le déploiement de 14 zones économiques spéciales à l'échelle des districts autonomes de la Côte d'Ivoire. Ce projet s'accompagne de l'aménagement de zones industrielles spécifiques au sein des 31 régions du pays. Le ministre de tutelle, Ibrahim Kalil Konaté, a communiqué ces orientations lors d'une conférence organisée le jeudi 11 juin 2026 au siège du Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) à Abidjan-Plateau.
Cette stratégie répond aux orientations de rééquilibrage économique définies par le Président de la République, Alassane Ouattara. L'administration cherche à diversifier l'économie nationale en augmentant la part des activités manufacturières. L'accent est mis sur les projets de deuxième et de troisième transformation des produits de rente agricoles, secteurs à fort coefficient d'emploi pour la main-d'œuvre locale.
Lire aussi : Industrialisation de la Côte d'Ivoire : Daniel Anikpo présente ses solutions
Les statistiques sectorielles indiquent que la Côte d'Ivoire réalise la transformation locale de 46 % de sa production de fèves de cacao. Les projections gouvernementales prévoient d'élever ce taux à 70 % avant l'année 2030. Des objectifs similaires d'industrialisation sont fixés pour d'autres cultures clés du secteur agricole national, à savoir le café, l'anacarde, l'hévéa, le coton et la filière de l'huile de palme.
Objectifs de contribution au produit intérieur brut national
La part des activités industrielles représente actuellement 22,7 % de la valeur du Produit intérieur brut (PIB). Les réformes structurelles en cours de mise en œuvre visent à porter cette contribution à un niveau compris entre 30 % et 32 % au cours d'un cycle de cinq ans. Pour y parvenir, les services ministériels travaillent à la dématérialisation complète des procédures administratives d'agrément.
Le président du CESEC, Eugène Aka Aouélé, a réaffirmé le soutien de l'institution consultative envers ces mesures de décentralisation industrielle. Les conseillers économiques ont insisté sur l'importance de simplifier les parcours d'implantation des entreprises internationales et nationales afin de réduire les délais d'instruction des dossiers d'investissement et de limiter l'impact des lourdeurs bureaucratiques.