Financement de l'industrie : Abidjan, carrefour ministériel de l'UA
Le ministre ivoirien Ibrahim Kalil Konaté a plaidé jeudi 23 juillet 2026 à Abidjan pour une architecture africaine du financement de l'industrialisation.
L'industrialisation africaine réclame un financement repensé à l'échelle continentale. C'est le message porté par le ministre ivoirien du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, jeudi 23 juillet 2026, au Sofitel Hôtel Ivoire, à Abidjan.
Le ministre a plaidé pour une véritable architecture africaine du financement de l'industrialisation, fondée sur la mobilisation de l'épargne, le renforcement des institutions financières et des marchés de capitaux africains, l'attraction des investissements privés et le développement des partenariats public-privé.
Il s'exprimait lors de la rencontre ministérielle conjointe de l'Union africaine (UA), qui réunissait la 9e session conjointe du Comité technique spécialisé sur les finances, les affaires monétaires, la planification économique et l'intégration, et la 5e session du Comité technique spécialisé sur le commerce, le tourisme, l'industrie et les ressources minérales. L'ouverture des travaux a été présidée par le ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, représentant le Premier ministre Robert Beugré Mambé.
Autour du thème « Financement de l'industrialisation en Afrique pour un développement durable », la rencontre a réuni plusieurs ministres africains, des représentants de la Commission de l'Union africaine, des institutions financières régionales et internationales, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Une réponse collective réclamée
« Aucun de nos États ne pourra relever seul ce défi », a déclaré Ibrahim Kalil Konaté, appelant à une réponse collective, coordonnée et fondée sur une solidarité africaine renforcée. Pour le ministre, l'Afrique n'a plus d'autre choix que de s'engager résolument sur la voie de l'industrialisation.
Le ministre s'est appuyé sur l'expérience ivoirienne, citant les efforts engagés sous le leadership du président de la République, Alassane Ouattara, pour faire de l'industrialisation et de la transformation locale des matières premières des moteurs de la croissance, de la création d'emplois et de la diversification économique.
Cette ambition s'inscrit dans le Plan national de Développement (PND) 2026-2030, qui prévoit la mobilisation de plus de 114 800 milliards de francs CFA d'investissements, dont 70,2 % portés par le secteur privé. L'objectif est de porter la contribution de l'industrie à près de 25 % du Produit intérieur brut (PIB) ivoirien à l'horizon 2030.
La rencontre d'Abidjan doit servir de plateforme de réflexion sur les mécanismes permettant de mobiliser davantage de ressources en faveur de la transformation structurelle des économies africaines.