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Industrie agricole: Ce que le producteur ivoirien va faire désormais de son cacao, café, noix de cajou…

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by Tristan Sahi
Industrie agricole: Ce que le producteur ivoirien va faire désormais de son cacao, café, noix de cajou…

La Côte d’Ivoire met le cap sur l’industrialisation de son secteur agricole avec le lancement du projet PCCET d’un montant de de 200 millions de dollars US, le producteur ivoirien verra ses revenus tripler d’ici 2030.

Patrick ACHI: “Le producteur ivoirien ne doit plus se contenter de vendre de la matière première”

En Côte d’Ivoire, le producteur de cacao, de café, de noix de cajou devrait désormais tirer le maximum de bénéfices et de profits de ses matières premières agricoles. Un défi que le gouvernement ivoirien veut relever d’ici 2030.

Le premier ministre Patrick Achi a procédé au lancement officiel des chaines de valeur compétitives pour l’emploi et la transformation économique (PCCET), le samedi 02 avril 2022 à Aboisso, capitale de la région du Sud-Comoé. L’objectif de ce projet financé à hauteur de 200 millions de dollars US par la banque mondiale, est de permettre aux planteurs d’atteindre un niveau de développement qui leur favorisera une vie décente et meilleure.

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«  Pendant de longues années, notre pays a été connu comme un pays producteur de matières agricoles importantes diverses (…).Mais aujourd’hui il faut également constater , est c’est ce qu’a fait son excellence le Président de la République, que les pays qui  ont l’opportunité de se développer rapidement(…) ne sont pas des pays qui produisent des matières premières et les vendent. » a expliqué le Premier ministre qui a fait savoir que l’objet de ce projet répond à la logique selon laquelle la production au fur et à mesure qu’ elle est transformée  gagne en valeurs et permet donc au paysan de vivre décemment.

Le producteur ivoirien ne devra donc plus se contenter de vendre de la matière première s’il désire tirer le maximum de bénéfices de son travail. Cette transformation,  a-t-il fait relevé,  passe par la chaîne des valeurs. Il a expliqué à  titre d’exemple qu’à partir de la  fève de cacao, il faut pouvoir arriver à la poudre de cacao, au beurre de cacao, au chocolat, aux produits chocolatés et en faire de même pour la noix de cajou entre autre.

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Il a fait savoir que le président de la République Alassane Ouattara dans sa « vision  Côte d’Ivoire 2030 »,  a trouvé nécessaire de s’attaquer à la transformation structurelle de notre économie c’est-à-dire, une économie qui produit la matière première pour arriver à une économie qui la transforme et qui la vend transformée en gardant toute la valeur ajoutée.

Cette transformation créera de l’emploi, un des défis de l’Etat , et pourra permettre à l’Etat de créer davantage d’infrastructures puisque,  plus il y a des entreprises , plus l’Etat gagne.

La  transformation structurelle permet également de développer le pays en lui donnant l’occasion de tirer le meilleur profit des atouts qu’il a,   à savoir celui d’être un grand producteur de matières premières a  relevé le premier ministre.

Cette transformation se traduit aussi par le passage du  stade de paysan à celui de fermier avec une modernisation de l’environnement de travail mais également la transformation des produits tels, le caoutchouc naturel, l’ananas entre autre.

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La chaîne des valeurs implique également que l’Etat aide le secteur privé à se développer a fait savoir le Patrick Achy puisque la bonne santé des entreprises privées améliore les recettes de l’Etat.

Ce projet permettra de transformer les villes, les régions et les chefs-lieux de  région pour qu’il n’aient rien à envier à Abidjan a conclu le premier ministre.

’Bien qu’occupant  une place importante dans l’économie ivoirienne, l’agriculture reste faiblement industrialisée. En juin dernier, la Banque mondiale a annoncé octroyer environ 139 milliards FCFA via son guichet concessionnel de l’Association internationale de développement (IDA) au lancement du projet de développement de ce secteur a-t-on appris.

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par Tristan Sahi

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