Invasion de l’Ukraine par Poutine: Biden prépare la riposte américaine
Joe Biden doit s'adresser aux Américains ce jeudi 24 février 2022, quelques heures après que Vladimir Poutine a lancé l'invasion de l'Ukraine.
Il prendra la parole à 17h30 GMT (12h30 locale).
Dans une première réaction nocturne à l'annonce par le président russe du lancement d'une « opération militaire » contre l'Ukraine, le président américain avait dénoncé, par communiqué, « une guerre préméditée qui entraînera des souffrances et pertes humaines catastrophiques ».
Joe Biden a réuni jeudi matin en urgence ses conseillers à la sécurité nationale dans la célèbre « Situation Room ».
Puis il a entamé à 09h17 locale (14h17 GMT) une réunion virtuelle avec les chefs d'Etat et de gouvernement du G7, afin de coordonner la riposte des grandes démocraties occidentales.
Le président et ses homologues du Canada, de France, d'Allemagne, d'Italie, du Japon et du Royaume-Uni « discutent de leur réponse commune à l'attaque non provoquée et injustifiée du président Poutine contre l'Ukraine », a fait savoir la Maison Blanche, qui a d'ores et déjà exclu toute intervention militaire.
– Sanctions à court et long terme –
Les Etats-Unis avaient déjà dévoilé mardi, puis mercredi, des premières salves de représailles économiques, en réponse à la décision de Vladimir Poutine de reconnaître l'indépendance des territoires sécessionnistes dans l'est de l'Ukraine.
Les Américains entendent à la fois ébranler à court terme la Russie en tarissant ses flux financiers, et saper à long terme les projets de diversification industrielle d'un pays ultra-dépendant de ses ventes d'hydrocarbures.
Le tout en tapant au portefeuille des oligarques russes, qui ont investi leurs immenses fortunes à l'étranger et qui dépensent sans compter dans les lieux de villégiature du monde entier.
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Sont d'ores et déjà sanctionnés par Washington: l'entreprise chargée d'exploiter le gazoduc Nord Stream 2 – soit 11 milliards de dollars d'investissement qui rouillent désormais « au fond de la mer », pour reprendre une terminologie chère à l'administration américaine.
Mais aussi deux banques publiques russes (Vnesheconombank et Promsvyazbank), et cinq oligarques proches du président russe, qui voient leurs avoirs gelés et se retrouvent interdits de toute transaction avec des entités américaines.
Les Américains ont par ailleurs d'ores et déjà décidé de couper l'accès du gouvernement russe au marché international de la dette souveraine.