Dans un communiqué ce 22 août 2024, le PPA-CI de Laurent Gbagbo s'est prononcé la condamnation de Kando Soumahoro, proche de Guillaume Soro.
Le Parti des Peuples Africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) est monté au créneau suite aux condamnations récentes de deux cadres du parti Générations et Peuples Solidaires (GPS). Dans un communiqué daté du 22 août 2024, le parti d'opposition dénonce avec véhémence ce qu'il considère comme une instrumentalisation de la justice.
Le PPA-CI réagit à la condamnation de Kando Soumahoro, ancien député et cadre de GPS, à 36 mois de prison dont 24 fermes le 21 août 2024. Cette décision intervient une semaine après la condamnation d'un autre responsable de GPS, Mamadou Traoré, pour « trouble à l'ordre public ». Le parti voit dans ces jugements une stratégie d'intimidation de l'opposition à l'approche de l'élection présidentielle d'octobre 2025.
Dans son communiqué, le PPA-CI qualifie ces condamnations d' »atteintes graves aux libertés d'opinion et d'expression ». Le parti fustige ce qu'il appelle « une instrumentalisation outrancière et honteuse de la justice à des fins d'intimidation et de brimade de l'opposition politique ».
Une justice instrumentalisée selon l'opposition
Le PPA-CI dénonce fermement ce qu'il perçoit comme une utilisation abusive du système judiciaire à des fins politiques. Le parti condamne ces « pratiques dictatoriales du régime RHDP » et exprime sa solidarité envers les cadres de GPS emprisonnés.
Jean Gervais Tchéidé, secrétaire général et porte-parole adjoint du PPA-CI, signe ce communiqué qui appelle le gouvernement à « mettre fin à ces méthodes rétrogrades de musellement de l'opposition politique ». Le parti exige également la libération immédiate des personnalités incarcérées.
Le PPA-CI s'inquiète des conséquences de ces actions judiciaires sur le climat politique du pays. Il met en garde contre les risques de dégradation de la situation sociopolitique en Côte d'Ivoire à l'approche du scrutin présidentiel.
Appel à la vigilance
Face à cette situation, le PPA-CI lance un appel à la vigilance. Le parti « prend l'opinion publique nationale et internationale à témoin sur les risques de dégradation du climat sociopolitique que fait courir le régime RHDP à travers ces violations répétées des libertés d'opinion et d'expression en Côte d'Ivoire ».
Cette déclaration s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre le pouvoir et l'opposition. Le PPA-CI s'inquiète des conditions dans lesquelles se prépare l'élection présidentielle de 2025. Le parti craint que ces condamnations ne soient le prélude à une répression accrue de l'opposition dans les mois précédant le scrutin.
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Le communiqué du PPA-CI se prononce sur les préoccupations de l'opposition quant à l'indépendance de la justice et au respect des libertés fondamentales en Côte d'Ivoire. Le parti appelle à une mobilisation pour garantir un processus électoral équitable et transparent en 2025.
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