Katinan Koné soulage 1000 enfants de Jean Folly et d’Adjahui à Port-Bouët
Justin Katinan Koné a soulagé le 16 septembre 2022, 1000 enfants de Jean Folly et d´Adjahui de Port-Bouët.
Et il a justifié son geste par le fait qu´étant lui-même enfant de pauvre, il ne serait pas ce qu'il est sans l´aide de l´Etat, sans la politique d´Houphouët-Boigny qui permettait aux enfants des pauvres d'avoir les fournitures scolaires. Et c'est ce qui le motive à aider lui aussi des enfants à cette rentrée scolaire.
𝐂𝐢-𝐝𝐞𝐬𝐬𝐨𝐮𝐬 𝐬𝐨𝐧 𝐝𝐢𝐬𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬.
Camarade fédéral Bolliga, chers amis, membres de la délégation, les membres du bureau fédéral, les membres du parti qui nous accompagnent, les membres de la société civile, les parents Tagbanan Sénoufou, les wê et les Yacouba qui sont ici, mes alliés sont mes esclaves donc je suis obligé de les citer.
Chers membres de la Direction qui nous accompagnent, chers parents de la tradition, chers amis responsables religieux, chers habitants de Jean Folly, je voudrais moi aussi vous dire à quel point je suis heureux d'être avec vous ici. Mais je suis surtout content de voir beaucoup d'enfants parce que c'est à eux que la cérémonie d'aujourd'hui est dédiée.
Je profite pour remercier les autorités coutumières pour les libations. Voyez vous, je suis un peu embêté parce qu´on a tendance à lier ces genres de cérémonie à la politique. Je fais la politique, c'est sûr, mais je connais d'où je viens. J'ai toujours dit: je n'ai jamais été houphouétiste, mais je reconnais une chose: si la politique scolaire d'Houphouet Boigny n'était pas bonne, moi je ne serais pas arrivé où je suis. Donc d'une façon ou d'une autre, je lui dois ce que je suis. Parce que moi aussi, je viens d'une famille extrêmement pauvre et pour qui la rentrée est extrêmement chère.
Je vais vous raconter une chose. Dans mon village il y avait un monsieur dont les enfants étaient très brillants à l'école. Il avait trois enfants et ses trois enfants se sont retrouvés au CM2 au même moment. Au lieu d'être content, il est allé voir le directeur de l'école pour lui dire: toi là, tu n'as pas vu d'autres enfants?
Ce sont mes seuls enfants que tu as vu pour enseigner ici ou bien quoi ?
Pourquoi c'est seulement eux qui sont admis ? Où est ce que je vais
trouver de l'argent pour les envoyer à l'école?
Vous voyez un peu la détresse de cette personne là. Quand la rentrée arrive, on est dans la détresse et ce qu'on peut faire pour soulager quelqu'un, quand on le fait, même si les hommes ne le reconnaissent pas, le bon Dieu qui est la haut et que nous prions le reconnaît. Et moi je le reconnais que si Dieu n'avais pas agi je ne serais pas revenu d'exil. Il est bon de faire quelque chose pour ceux qui sont dans le besoin. Dieu vous le récompensera. Donc ce que je fais, si un jour je suis candidat et que vous dites celui là, il a été avec nous, on va faire ça pour lui, c'est tant mieux. Mais si vous dites que: il a fait ça, mais…, ce n'est pas grave au moins j'ai la satisfaction d'avoir agi en conformité avec ce que je crois de Dieu. Donc je voudrais que nous dissossions cela. Cela me paraît important.
Pourquoi je suis arrivé à la politique? Mais, c'est la misère de mes parents qui m'a envoyé à la politique.
Et pourquoi j'ai suivi le président Laurent Gbagbo ?
C'est parce que quand je suis arrivé à la politique, j'ai regardé celui qui, réellement, répondait à ce que j'ai vécu. Et moi je l'ai suivi depuis 1989.
Chers parents, je ne voulais pas faire la politique mais je vais en faire un peu. En plus ce n'est pas la politique, c'est la réalité. Je le dis et je l'ai écrit partout dans mes livres . Je ne suis pas du tout d'accord avec le métro à Abidjan et je vais vous expliquer pourquoi. Dans un pays où les gens vivent dans les conditions les plus difficiles, le métro est un investissement de luxe de trop qui ne nous apportera rien.
En terme d'impacts sur l'économie et la société, les retombées du métro, c'est nul. Quand on aborde la question, ils nous répondent que nous n'aimons pas le développement. Pour moi ce n'est pas ça le développement. Le développement, c'est quand quelqu'un est rassuré que, à la rentrée scolaire, il peut envoyer son enfant à l'école. Comment quelqu'un qui est malade est convaincu qu'il peut se soigner, comment on fait pour maîtriser le coût de la vie pour que ceux qui n'ont rien puissent vivre. Pour moi , c'est ça la politique.
Le train peut venir après. Mais, la priorité c'est la population. Si on veut déterminer la priorité d'investissement, ou quand on veut faire un investissement, il faut quand même regarder son impact économique et social. On pèse le pour et le contre et on décide.
Ici ils sont en train de faire des travaux en bordure de la mer, à cause du pétrole qu'ils ont trouvé. Ils feront des terminaux pour relier le port. Ça c'est un investissement normal. Parce qu'on a trouvé du pétrole, il faut trouver un moyen pour l'évaluer vers le port. C´est un investissement normal mais si pour les travaux, on doit démolir les maisons des gens, il faut leur expliquer et les dédommager. Mais il y a un intérêt. Et J'aimerais avoir tort dans 10 ans pour le métro. Pour le peu que je sais, je ne crois pas que le coût actuel de ce projet (metro) et son impact social correspond aux priorités des ivoiriens. Je ne crois pas à ça. C'est pourquoi il faut qu´on aille à l´essentiel. Et l'essentiel, ce sont ces enfants.
Tout à l'heure quand on chantait l'hymne national, j'étais en voyage en Grèce, et il y avait des Grecs qui comprenaient le français, certains se sont approchés de moi et ont dit: les paroles de cet hymne, ce sont les meilleures que nous n'avons jamais entendues » on promet l'espérance nouvelle à l'humanité « . Mais l'humanité là, ce sont ces enfants. C'est eux qui seront des gens demain. Notre hymne doit correspondre à ce que nous voulons réellement pour notre pays. On ne chante pas au hasard. On promet une nouvelle espérance il faut qu'on tienne compte des enfants.
Chers frères pour ne pas être long, on est venu soulager les enfants. Je me retrouve en chacun d'eux. Et je vois en chacun des parents comment ma mère pleurait. Comment mon père souffrait la nuit. Donc ce que je fais c'est avec le cœur. Le cœur de quelqu'un qui est un des vôtres ».
Ce sont donc au total mille (1000) enfants dont 600 au quartier Jean Folly et 400 à Adjawu qui ont reçu des KITS SCOLAIRES en ce jour..
Tout s'est déroulé en présence de guides religieux et chefs traditionnels qui, par leurs bénédictions et libation ont apporté un cachet particulier à ces moments de réjouissances et de bonheur pour ces familles.
Par la même occasion, le 2e vice président du Conseil Stratégique et Politique(CSP) du PPA-CI a été honoré par la chefferie d'Adjahui pour ses actions. Il a reçu des dons de grandes valeurs symboliques et fait chef Tchagba par le chef de terre Akradji Danho Abraham entouré du chef du village, l'honorable Maska Labion Barthélémy, du doyen et toute la notabilité d'Adjahui.
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