KKB à propos de l’accusation de viol sur une artiste camerounaise: « j’ai confié mon sort à mes avocats »
KKB, le ministre de la Réconciliation, répondant aux questions de RFI le 9 juin 2022, est revenu sur l'affaire de viol sur une artiste dont il est accusé.
En septembre dernier, Kouadio Konan Bertin, vous avez été attaqué en justice par une artiste camerounaise, madame Sophie Dencia, qui vous a accusé d'agression sexuelle. Vous avez porté plainte à votre tour pour diffamation. Cette affaire ne risque-t-elle pas de vous handicaper dans votre travail de ministre ?
Je fais confiance à la justice de mon pays. J'ai confié mon sort à mes avocats et j'ai dit aux Ivoiriens de me faire confiance. Ce n'est pas parce que j'ai un statut de ministre, aujourd'hui, que je vais donner le sentiment que je peux influencer les choses. Je suis un justiciable comme tout citoyen, et je laisse mon sort dans ce dossier précis à la justice de Côte d'Ivoire.
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Mardi dernier, le candidat du parti au pouvoir, Adama Bictogo, a été élu président de l'Assemblée ivoirienne avec le soutien des députés de l'opposition. Est-ce un signe d'apaisement politique ou une simple réconciliation de façade ?
Ce qui vient de se passer à l'Assemblée nationale démontre tout simplement la grandeur d'âme du peuple de Côte d'Ivoire et de sa classe politique. Nous voulons désormais aller à la paix. Nous avons un passé douloureux que nous voulons laisser derrière nous, et la classe politique doit donner l'exemple. Le chef de l'État, son excellence monsieur Alassane Ouattara, tend la main aux autres belligérants. Il y a tous ceux qui la saisissent, comme vous pouvez le constater, comme le président Laurent Gbagbo qui est rentré au pays, de même pour presque tous ceux qui étaient en exil. Tous les prisonniers politiques ont retrouvé la liberté. Un dialogue politique s'est tenu récemment, et presque tous les partis politiques ont signé un rapport final. Je me réjouis qu'il y ait eu ce consensus à l'Assemblée nationale. Ce ne peut donc pas être un acte de façade.