Koné Katinan dénonce une « CEI multipartisane, le fruit de Marcousis »
Koné Katinan, porte-parole du PPA-CI de Gbagbo, a souhaité une reforme de la CEI, le 19 février 2022 face aux membres de l'OIDH.
« Je plaide et mon parti plaide qu'on revienne, en Côte d'Ivoire », à la consécration d'un civil « honnête » à la tête de la CEI, car « il y a quand même des hommes de valeur », a dit Koné Katinan à l'occasion de la restitution d'un rapport de l'Observatoire des droits de l'Homme (OIDH) sur le monitoring des violations des droits de l'Homme de l'élection présidentielle de 2020.
Pour ce cadre du PPA-CI, il s'agit d'une personnalité « à qui on fait confiance, il organise les élections sur sa responsabilité pénale et administrative », a-t-il ajouté, soutenant qu'au Ghana, c'est ce qui se fait « et la première fois les Ghanéens ont mis en cause cela, il y a eu des morts d'hommes lors des dernières élections ».
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Selon Koné Katinan, porte-parole du PPA-CI de Gbagbo, « on peut trouver en Côte d'Ivoire des gens honnêtes mais tant que nous allons rester dans une CEI multipartisane, le fruit de Marcousis ».
Lors de la présidentielle de 2000, « c'était un membre de la société civile, qui a résisté et qui a appliqué la loi jusqu'au bout; en 2003, c'est Camille Hoguié, un magistrat qui était président de la Commission électorale et qui a organisé les élections municipales, et mon parti, le FPI était au pouvoir, on les a perdues et il n'y a pas eu de morts en Côte d'Ivoire », a-t-il renchéri.
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Rappelons que le rapport de monitoring des violations des droits de l'Homme fait état de violences d'une extrême gravité enregistrées lors des élections présidentielles d'octobre 2020.