S'abonner à notre newsletter

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

Pour terminer l'abonnement, cliquez sur le lien de confirmation dans votre boîte de réception. S'il n'arrive pas dans les 3 minutes, consultez votre dossier spam.

D'accord, merci

La CPI s’est clairement foutue de Gbagbo, elle a repris d’une main ce qu’elle a donné avec l’autre

Saïd Penda profile image
by Saïd Penda
La CPI s’est clairement foutue de Gbagbo, elle a repris d’une main ce qu’elle a donné avec l’autre

Le journaliste Said Penda fait une analyse de la décision de la CPI qui a modifié les conditions de mise en liberté de Gbagbo le 28 mai 2020.

La décision de la d'hier a été accueillie avec joie dans le camp des pro-gbagbo alors que c'est l'émoi chez les victimes des dix années de règne des deux criminels de guerre . Pourtant, à l'analyse, il semble bien que les partisans de Gbagbo ont un peu vite fait la fête. Une simple lecture du communiqué de la CPI appellerait à plus de retenue pouvant même déboucher sur de la déception.

En effet, le communiqué parle bien de « modification des conditions de mise en liberté » des accusés, à ne pas confondre avec un allègement. Sauf à vouloir délibérément manipuler leurs militants comme ils en ont l'habitude, les dirigeants du parti de Gbagbo ne peuvent donc pas parler de « Gbagbo libre ».

LIRE AUSSI: Chantages contre Soro : quand Abidjan s'empêtre dans les petits calculs de portée politique

Dans le fond, et selon le jugement rendu hier, les accusés ne peuvent même pas changer de domicile, ne serait-ce que dans le même quartier, sans informer au préalable la CPI, qui se réserve le droit de refuser. Pour ce qui est de la possibilité de voyager désormais accordée, les prévenus ne peuvent voyager sans accord prérequis de la CPI qui a restreint leur espace géographique aux États qui reconnaissent la compétente de la juridiction internationale.

Le pays choisi devra se porter garant de renvoyer les criminels de guerre à la Haye chaque fois que la cour aura besoin d'eux. Et bien même quand toutes ces garanties seraient réunies, la CPI pourrait toujours s'opposer au voyage si les garanties de l'État hôte ne lui semblent guère sincères.

LIRE AUSSI: Mamadou Traoré : « L'Etat de Côte d'Ivoire va t-il se retirer de la CPI ? «

Pour terminer, il est exclu que la CPI autorise le retour en Côte de . En 2016, le président , estimant que les juridictions de son pays sont désormais suffisamment opérationnelles pour juger de toutes les affaires, avait déclaré qu'il ne transférera plus aucun de ses ressortissants à la CPI.

Le président Ivoirien s'était ensuite opposer au transfèrement de Simone Gbagbo à la qui la réclamait. Du coup, pour la CPI, il est donc exclu qu'elle autorise un voyage des prévenus vers un pays où il existe un risque qu'on ne les renvoie pas à la Haye.

LIRE AUSSI: Gbagbo Laurent : « J'ai vu les œuvres du Seigneur »

En résumé, par son jugement d'hier, la CPI s'est clairement foutue des criminels de guerre gbagbo et . Elle a repris d'une main ce qu'elle affirme avoir donnée avec l'autre. La seule qui sourit toujours dans cette affaire, c'est bien la procureure .

Saïd Penda profile image
par Saïd Penda

Abonnez vous à notre newsletter

Pour mieux comprendre l'actualité en Côte d'Ivoire

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

To complete Subscribe, click the confirmation link in your inbox. If it doesn’t arrive within 3 minutes, check your spam folder.

D'accord, merci

Lire plus