La France officialise le retrait de ses troupes du Mali le 17 février 2022. Sylvain N'Guessan, analyste politique ivoirien, s'interroge sur l'avenir de Bamako face au terrorisme.

Cette décision majeure a été annoncée par la France et ses alliés européens dans un communiqué commun. Une déclaration qui vient entériner les décisions arrêtées mercredi soir lors d'un dîner de travail à l'Élysée réunissant plusieurs dirigeants européens et africains.

Sylvain N'Guessan, analyste politique ivoirien, s'interroge sur l'avenir de Bamako face au terrorisme. « Le qui chasse les soldats français. Et de quelle manière ? Bertrand Badie a longuement parlé de la place de l'humiliation dans les Relations internationales. Les implications d'une telle posture? », s'interroge-t-il.

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Pour cet analyste politique ivoirien, « Bamako a dorénavant une obligation de résultat dans la lutte contre le terrorisme. La « méchante » France chassée, il faut élargir le périmètre sécuritaire loin, très loin des 262 km2 de Bamako. Wagner pourra-t-il restaurer la sécurité sur les 1 241 238 km2? D'ici 6 mois, il faut craindre que la même rue demande bruyamment des comptes à Goita. N'oublions pas le risque souverain lié aux sanctions de la CEDEAO ».

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« Niamey à qui les médias français font jouer un certain rôle dans leur conflit avec le Mali devra éviter des attaques spectaculaires ces 6 prochains mois. Au cas contraire, cette même rue qui a tenté d'empêcher des mouvements de soldats français pourrait se faire entendre » a-t-il conclu.

Rappelons qu'au lendemain de l'annonce d'un « retrait coordonné » des soldats français et de leurs alliés européens, les autorités de transition maliennes ont demandé le 18 février 2022 que cette opération se fasse « sans délai ».