L’affaire Baltasar continue de secouer les institutions : nouvelles révélations, le président Obiang réagit
Affaire Baltasar : Le directeur de l'Agence nationale d'investigation financière perd son poste suite à la diffusion de vidéos intimes sur les réseaux sociaux.
Un scandale ébranle les institutions équatoguinéennes. Le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a signé mercredi un décret destituant Baltasar Ebang Engonga de ses fonctions de directeur de l'ANIF.
L'affaire débute lors de la détention préventive du haut fonctionnaire à la prison Black Beach de Malabo. Des vidéos intimes, filmées dans différents lieux dont son bureau au ministère des Finances, se propagent sur les réseaux sociaux. Ces images montrent le directeur avec plusieurs partenaires, parmi lesquelles des épouses de personnalités locales.
Les réactions officielles
Le procureur général Anatolio Nzang Nguema annonce l'ouverture d'une enquête. Il précise que des poursuites pour atteinte à la santé publique pourraient être engagées si des examens médicaux révèlent la présence de maladies sexuellement transmissibles.
La télévision nationale TVGE diffuse le témoignage d'une des femmes impliquées. Son visage flouté, elle affirme avoir consenti au tournage mais pensait que les images seraient supprimées immédiatement après visionnage. Elle dénonce la conservation des vidéos sans son accord.
Un impact international
Le scandale dépasse rapidement les frontières nationales. Les autorités équatoguinéennes tentent de limiter la propagation en restreignant le flux internet dans le pays. Malgré cette mesure, l'affaire prend une dimension internationale.
Des personnalités du monde du divertissement réagissent, comme l'artiste nigérian Davido et le rappeur français Kaaris. Sur les réseaux sociaux, le nom « Baltasar » et le hashtag #BaltasarEbangEngonga dominent les tendances.
L'affaire atteint même les institutions politiques d'autres pays africains. Au parlement kényan, une controverse éclate lorsque le président de l'Assemblée fait référence à l'affaire pendant les débats.
Le contexte familial
Baltasar Ebang Engonga, surnommé « Bello », est un quinquagénaire marié et père de famille. Il occupe une position influente dans l'administration équatoguinéenne. Son père, Baltasar Engonga Edjo, préside la commission de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC).
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Le haut fonctionnaire se trouvait déjà en détention préventive pour une affaire de détournement de fonds publics avant la diffusion des vidéos. Les nouvelles accusations concernant la conservation et la diffusion d'images intimes sans consentement s'ajoutent à son dossier judiciaire.
Les autorités équatoguinéennes poursuivent leur enquête pour déterminer l'origine des fuites et évaluer les responsabilités dans cette affaire qui révèle les liens complexes entre vie privée, fonction publique et réseaux sociaux.
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