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L’ANSSI révèle 12 100 cybercrimes en Côte d’Ivoire en 2024

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by Christian Aka
Utilisateur d'internet © Crédit photo DR
Utilisateur d’internet © Crédit photo DR

L’ANSSI comptabilise 12 100 dossiers de cybercriminalité en 2024 en Côte d’Ivoire, soit une hausse de 49% par rapport à 2023 selon ses statistiques.

L’ANSSI tire la sonnette d’alarme sur la cybercriminalité en Côte d’Ivoire. Lors de la tribune « Tout Savoir Sur » du Centre d’Information et de Communication gouvernementale, le lieutenant-colonel Aly Samassi a présenté des chiffres alarmants. Son agence a enregistré 12 100 dossiers de cybercriminalité en 2024, représentant un bond de 49% par rapport aux 8 132 cas de 2023.

Cette progression inquiétante s’accompagne d’un préjudice financier de 6,9 milliards FCFA pour les victimes ivoiriennes. « Les populations sont beaucoup plus pénétrées par l’outil informatique », explique le directeur du Pôle Technologie et Opérations pour justifier cette hausse.

Les entreprises en première ligne

Les statistiques révèlent une répartition surprenante des victimes. Les hommes dominent avec 60% des affaires mais ne subissent que 21% du préjudice total. Les femmes représentent 36% des dossiers pour 31% des pertes financières. « Les entreprises représentent 4% du nombre d’affaires et 48% du préjudice », précise le lieutenant-colonel Samassi.

Cette disproportion illustre la stratégie des cybercriminels qui ciblent prioritairement les structures économiques. Bien que moins nombreuses, les attaques contre les entreprises génèrent des gains considérables pour les malfaiteurs.

Des sanctions dissuasives

Face à cette menace croissante, la législation ivoirienne prévoit des peines sévères. « Une personne reconnue coupable d’atteinte à la dignité humaine risque une peine d’emprisonnement de 6 mois à 5 ans », avertit le responsable de l’ANSSI. L’amende varie d’un million à six millions FCFA.

Pour les atteintes à l’honneur et à l’image, l’Article 367 du code pénal et la loi n°2013-451 prévoient des sanctions plus lourdes : 1 à 5 ans d’emprisonnement et des amendes de cinq à dix millions FCFA. Les cybercriminels, âgés de 14 à 40 ans, sont majoritairement des hommes (70%) contre 30% de femmes.

Paradoxalement, malgré la hausse des plaintes, le préjudice financier diminue : 9,2 milliards FCFA en 2023 contre 6,3 milliards FCFA en 2022, traduisant une meilleure sensibilisation des populations aux risques numériques.

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