Le président djiboutien appelle au soutien des talents africains des TIC (SYNTHESE) – Actualités 08/12/2020
ACTUALITES DJIBOUTI, 8 décembre 2020 (Yeclo avec Xinhua) — Le président djiboutien, Ismail Omar Guelleh, a appelé lundi les dirigeants africains à créer un environnement pour promouvoir les jeunes talents du continent dans le secteur de nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC).
S’exprimant à la 9e réunion du Conseil d’Administration de « l’Alliance Smart Africa », qui s’est tenue par visioconférence, il a estimé que c’était « un devoir » et « une responsabilité » pour tous les dirigeants de les encourager en construisant un écosystème capable de faire émerger les talents de l’Afrique et de les propulser dans la compétition mondiale pour qu’ils en deviennent les leaders de demain.
Il a rappelé à cette occasion que le continent africain jouit d’une population jeune, dynamique qui « entreprend et confirme », chaque jour, son « appétence » pour l’innovation technologique.
« La jeunesse africaine développe des multiples outils et contenus numériques contextualisés pour rendre meilleure la vie de leurs concitoyens. C’est une fierté de voir nos jeunes agir, créer, innover », s’est-il félicité, affirmant par ailleurs que la pandémie du COVID-19 a mis en lumière la capacité de la jeunesse africaine à innover dans le domaine de TIC en développant des applications africaines pour lutter contre la COVID-19.
Cependant, pour le président djiboutien, les récents développements portés par l’utilisation de l’Intelligence artificielle et le Big Data doivent interpeller l’Afrique sur sa capacité à peser sur des sujets aussi stratégiques si elle veut former une véritable Intelligentsia Africaine pour le Digitale.
« Il n’est plus question de suivre le monde mais d’anticiper sur les réalités du monde de demain », a-t-il prévenu.
Pour ce faire, il a indiqué que le développement des infrastructures, l’amélioration de la connectivité, la formation du capital humain sont des facteurs identifiés comme étant propices au développement de l’économie digitale et l’inclusion numérique dans les pays africains.
« Notre agenda est de créer les synergies nécessaires pour les réaliser au niveau local mais aussi régional notamment à travers, les interconnexions de nos infrastructures, l’harmonisation de nos règlementations, l’accès aux ressources financières par le biais d’une orientation plus franche des fonds africains donnant la priorité à ce secteur », a-t-il dit.
L’Alliance Smart Africa est une organisation fondée en 2013 à Kigali, au Rwanda, pour connecter l’Afrique et aider les pays membres à atteindre les objectifs du développement durable en capitalisant sur les TIC. Elle repose sur cinq piliers que sont : la politique, l’accès, l’e-gouvernement, le secteur privé (entrepreneuriat) et le développement durable. Fin