Burkina Faso : le procès de l’assassinat de Thomas Sankara s’ouvre ce 11 octobre
Le procès de l'assassinat en 1987 lors d'un coup d'Etat de Thomas Sankara, devenu une icône panafricaine, s'ouvre ce lundi 11 octobre 2021.
Il voulait « décoloniser les mentalités » dans son pays et en Afrique où il est devenu une icône, mais Thomas Sankara, jeune président du Burkina Faso, n'a pu réaliser son rêve : en 1987 il est assassiné, quatre ans après le coup d'Etat qui l'avait porté au pouvoir.
Le procès des auteurs présumés de son assassinat, dont son ancien ami Blaise Compaoré qui lui a succédé et est resté au pouvoir pendant 27 ans, s'ouvre ce lundi 11 octobre à Ouagadougou où Thomas Sankara reste une figure populaire et emblématique.« Sankara, c'est toute une philosophie, c'est une manière de penser et d'être, un mode de vie. Sankara c'est une fierté africaine », déclare Serge Ouédraogo, professeur de lycée.
Le procès va se tenir en l'absence du principal accusé, l'ancien président Blaise Compaoré, qui avait pris le pouvoir lors du putsch de 1987 et s'y est maintenu pendant 27 ans, avant d'être renversé à la suite d'une insurrection populaire en 2014.
Pour justifier cette absence, ses avocats ont dénoncé jeudi 7 octobre, un « procès politique » devant une « juridiction d'exception ».
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Quatorze des principaux accusés seront jugés, dont Blaise Compaoré, 70 ans, qui vit en exil en Côte d'Ivoire où il a obtenu la nationalité ivoirienne, et le général Gilbert Diendéré, 61 ans, un des principaux chefs de l'armée lors du putsch de 1987.