Les Etats-Unis imposent des sanctions contre une université et un responsable iraniens – Actualités 08/12/2020
ACTUALITES WASHINGTON, 8 décembre 2020 (Yeclo avec Xinhua) — Les Etats-Unis ont imposé mardi des sanctions contre un responsable iranien et une université iranienne pour leur rôle au sein de la Force al-Qods des Gardiens de la Révolution islamique (GRI).
Le département du Trésor a déclaré dans un communiqué qu’il avait placé sur liste noire Hasan Irlu, envoyé spécial de l’Iran auprès des rebelles houthis du Yémen et responsable de haut rang de la Force al-Qods, ainsi que l’université internationale Al-Mustafa.
Le communiqué affirme que l’université internationale Al-Mustafa aurait été utilisée comme plate-forme de recrutement par la Force al-Qods, notamment à des fins de collecte de renseignements et d’opérations en tous genres.
Le département du Trésor a également placé sur liste noire un ressortissant pakistanais opérant en Iran, Yousef Ali Muraj, qui est accusé d’être impliqué dans les efforts de la Force al-Qods pour planifier, coordonner et exécuter des opérations au Moyen-Orient et aux Etats-Unis.
Tous les avoirs et intérêts de cet entité et de ces individus aux Etats-Unis sont en conséquence gelés, et les citoyens américains n’ont plus le droit d’effectuer des transactions avec eux. Toute institution financière étrangère qui faciliterait des transactions avec eux pourrait en outre faire l’objet de sanctions, précise le communiqué.
En octobre, les Etats-Unis ont décrété des sanctions contre l’ambassadeur d’Iran en Irak Iraj Masjedi pour « avoir agi pour ou au nom de la Force al-Qods des GRI ». Le département d’Etat américain a classé la Force al-Qods comme « organisation terroriste étrangère » en avril 2019.
Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a menacé le mois dernier d’imposer davantage de sanctions contre l’Iran dans les semaines et les mois à venir.
En mai 2018, le président américain Donald Trump a retiré son pays de l’accord sur le nucléaire iranien, également connu sous le nom de Plan d’action global conjoint (JCPOA), et a réimposé des sanctions sévères contre l’Iran. En réponse, depuis mai 2019, Téhéran a progressivement cessé d’observer une partie des engagements liés au JCPOA. Fin