Premières paroles de l’imam Aguib Touré après sa libération : « Allah fera son combat »

Libération de l'imam Aguib Touré
Libération de l'imam Aguib Touré

Libération de l’imam . Les premières paroles du prédicateur, dans la nuit du mardi 14 août 2018, ont été brèves et concises.

Il risquait entre cinq et dix ans de prison, pour apologie du terrorisme, xénophobie, haine tribale et religieuse. Il a finalement fait quarante jours en prison, avant d’être libéré, sans que le parquet ne daigne communiquer sur cette libération.

Le 13 juillet 2018, le procureur semblait pourtant sûr de son fait. « Concernant l’imam Aguibou Touré, des propos appelant à la haine et à la discrimination tribale et religieuse, ainsi qu’à la discrimination scolaire ont été tenus de façon répétitive et abondamment répétitive ».

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Précisant que « lesdits propos également xénophobes contraires à la loi parce qu’incitant à commettre des infractions sont prévus et punis par les articles 169 et 200 du code pénal 3, 6, 8 et 10 de la loi n° 2015 -493 du 07 juillet 2015 portant répression du terrorisme ».

« Allah fera son combat et tous ceux qui sont pour la vérité le savent » (Aguib Touré)

Aguib semblait aussi avoir été lâché par le Conseil supérieur des imams (Cosim) qui lui avait dénié sa qualité d’imam, se contentant de l’appeler « frère ». Le Cosim avait semblé adhérer aux accusations du parquet, quand dans un communiqué tardif, il s’était désolidarisé de celui-ci.

Libération de l’imam Aguib Touré et premières paroles

En effet, l’organisation de l’imam Boikary Fofana avait laissé entendre que la justice avait « inculpé (le frère Aguibou Touré) pour s’être rendu coupable d’actes ou de manœuvres de nature à compromettre la sécurité publique ou à occasionner des troubles politiques graves, à jeter le discrédit sur les institutions et leur fonctionnement, ou à provoquer et inciter les citoyens ou habitants à désobéir aux lois et aux ordres de l’autorité légitime ».

Pour sa part, Aguib Touré était resté silencieux durant ces quarante jours de détention. A sa sortie, sa déclaration a été brève : « Allah fera son combat et tous ceux qui sont pour la vérité le savent ». Pas un seul mot de plus.

En attendant, l’imam qui a regagné son domicile d’Abobo est au centre de toutes les attentions dans cette commune. Il sera accueilli en enfant prodige dans sa mosquée Houda Wa Salam dans la commune d’Abobo, ce vendredi. Déjà, ses partisans qui ont été constamment à ses côtés, affluent vers son domicile pour recevoir de lui des bénédictions.

Karina Fofana

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