Libération des militaires ivoiriens au Mali: « la Côte d’Ivoire se tourne en dernier recours vers la CEDEAO »
La Côte d'Ivoire demande la tenue d'une réunion extraordinaire de la CEDEAO en vue de la libération de ses soldats au Mali.
C'est le blocage. Et le Conseil national de sécurité s'est encore réuni ce mercredi 14 septembre 2022 pour exiger, après le 12 juillet et de guerre lasse, « la libération sans délai » des militaires ivoiriens arrêtés le 10 juillet 2022, à Bamako.
Le secrétaire général de l'Onu, les présidents en exercice de l'Union africaine et de la CEDEAO ont fait chou blanc dans leur médiation. Même les putschistes du Burkina Faso et de la Guinée, suspendus de la CEDEAO, ont été sollicités, pour faire plier l'échine à leur frère d'arme malien. En vain.
Grâce aux efforts du président togolais, seules trois soldates ont été libérées, « à titre humanitaire ». Restent détenus 46 militaires ivoiriens écroués pour « tentative d'atteinte à la sécurité extérieure du Mali ».
LIRE AUSSI : Indemnisation métro d'Abidjan: le gouvernement rassure les populations impactées de Port-Bouët
Ne sachant plus à quelle porte frapper, la Côte d'Ivoire revient, penaude, à la case départ. Elle se tourne maintenant, en dernier recours, vers la Commission de la CEDEAO, l'organisation sous-régionale qu'elle avait ignorée, pour espérer régler ses problèmes en haut lieu.
LIRE AUSSI: Retour au RHDP: les chefs traditionnels du Tonkpi félicitent Mabri pour « sa sagesse »
Mais la pomme de discorde, pour la libération des militaires ivoiriens, demeure: leur échange contre des opposants maliens, poursuivis pour déstabilisation, que la Côte d'Ivoire refuse d'extrader. Et c'est le dialogue de sourds.
F. M. Bally