Limite d’âge à la présidentielle : Assalé Tiémoko pour un « référendum »
Le député-maire, Assalé Tiémoko, est revenu sur question de la limite d'âge à la présidentielle avec la proposition d'un « référendum ».
Pour trancher certaines questions essentielles pour l'avenir d'un pays, il n'y a pas de meilleur outil que la démocratie, c'est à dire, donner la parole au peuple à travers un référendum.
Le 1 avril 2022, en application de l'article 177 de la constitution, je déposerai une proposition de loi portant révision de plusieurs articles articles de ladite constitution, dont l'article 55 avec le retour de la limitation de l'âge et la déclaration du patrimoine immobilier et mobilier comme nouvelles conditions pour être candidat à la présidentielle.
Pour que la proposition passe, l'article 177 dit qu'elle « doit être votée à la majorité absolue des membres du Congrès « . Mais le même article dit également que la révision n'est définitive que de deux manières : Soit le président de la république interroge le peuple à travers un référendum soit il interroge le congrès encore et là, il faut les 2/3 des membres.
Ma proposition est prête. En avril, elle sera déposée. D'ici là, on a le temps de faire le débat dans chaque camp et de laisser infuser les idées des uns et des autres.
Il y a des « Pour », et il y a des « Contre » mais une constante se dégage :
De nombreux Ivoiriens sont fatigués d'une certaine façon de faire la politique et veulent tourner une certaine page.
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De nombreux Ivoiriens aussi sont attachés à une certaine classe politique et veulent continuer avec elle. La vérité est que sur la question de la limitation de l'âge, les Ivoiriens se sont déjà prononcés à deux reprises. Ils se sont massivement déplacés (tous les partis politiques réunis ), pour aller voter « Oui » à la limitation de l'âge en 2000.
Une partie des Ivoiriens (l'opposition a boycotté) s'est déplacée en 2016 pour aller voter « Oui » au retrait de la limitation de l'âge. Et l'opposition, notamment le Fpi toutes les branches et EDS, a dit qu'elle ne reconnaissait pas cette constitution « votée par une minorité » selon ses termes. Depuis, beaucoup d'eau a coulé sous le pont Houphouët-Boigny.
En 2000, c'est un chef d'Etat qui a pris l'initiative de faire la révision de la constitution et de la soumettre à référendum.
En 2016, c'est également un chef d'Etat qui a pris l'initiative de réviser et de soumettre à référendum.
En 2022, c'est un député qui est à l'initiative de la révision, ça change un peu.
Donc, pour la dernière fois, on va interroger le peuple sur la question.
Pour le moment, on est à un score égalitaire : « Oui » pour la limitation en 2000 et « Oui » pour le retrait de la limitation en 2016.
Un autre « Oui » pour la limitation en 2022 et c'est bon, c'est fini.
Un autre « Oui » pour le retrait de la limitation en 2022 et c'est bon aussi, c'est fini.
Donc j'invite les uns et les autres à la sérénité et à préparer leurs arguments « Pour » ou « Contre » au lieu de s'en prendre à l'initiateur de la révision qui ne fait qu'appliquer la constitution.
Pour finir, on pourrait demander à des frères Africains, pourquoi c'est limité chez eux:
Benin: Article 44 nouveau de la constitution : le candidat à l'élection présidentielle doit être âgé de 40 ans révolus et de 70 ans révolus à la date de l'élection.
Togo: 35 ans minimum et 70 et 75 ans maximum.
Sénégal : Article 28: « 35 ans au moins et 75 ans au plus ».
Bientôt Côte d'Ivoire: Article 55 nouveau:
« 35 ans au moins et 70 ou 75 ans au plus ».
(les députés apprécieront s'il faut 70 ans au plus ou 75 ans au plus).
Maintenant que tous les patrons des grands partis sont au pays, on va vérifier quelque chose avec ce référendum. Elle n'est pas belle, la démocratie ?