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Macron menace le Colonel Assimi Goïta, l’homme fort du Mali

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by Christian Binaté
Président Français Emmanuel Macron
Président Français Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron a menacé, dans un entretien au Journal du 30 mai 2021, le retrait de l'armée française du Mali.

Lundi, l'ancien commandant de bataillon des forces spéciales a fait arrêter le président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane, cautions civiles de la transition, qui ont ensuite démissionné, selon la version officielle.

L'engagement pris pour une transition civile était ainsi foulé aux pieds, suscitant le doute sur les autres promesses, à commencer par la tenue d'élections début 2022. La junte a dit qu'elle comptait respecter le calendrier, mais a ajouté qu'il pouvait être soumis à des aléas.

Paris avait dénoncé mardi un « coup d'Etat inacceptable » et le président français a averti, dans un entretien au Journal du dimanche, que Paris « ne resterait pas aux côtés d'un pays où il n'y a plus de légitimité démocratique ni de transition ».

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La réaction de la Cédéao sur la situation au était particulièrement attendue. Après le coup d'Etat de 2020, elle avait suspendu le Mali de tous ses organes de décision, fermé les frontières de ses Etats membres et stoppé les échanges financiers et commerciaux avec le pays, à l'exception des produits de première nécessité.

Elle avait levé les sanctions quand la junte avait paru se plier à ses exigences. Ces sanctions avaient été mal ressenties par une population éprouvée dans un pays exsangue.

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Une mission de la Cédéao dépêchée au cours de la semaine au Mali avait évoqué l'éventualité de sanctions. La France et les Etats-Unis, engagés militairement au Sahel, en ont brandi la menace.

Devant la vigueur de ces réactions, différentes voix s'étaient élevées pour noter la différence de traitement face aux évènements maliens et la mansuétude montrée vis-à-vis de la transition militaire au , autre pays sahélien où un Conseil militaire de transition (CMT) de 15 généraux a pris le pouvoir le 20 avril après la mort d'Idriss Déby Itno, avec à sa tête un des fils de l'ancien président.

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