Mali: « au final, échec et mat, Assimi Goïta n’a pas obtempéré aux menaces de la France et de la CEDEAO »
Les chefs d'Etats et de gouvernement de la CEDEAO ont levé les sanctions infligées au Mali depuis janvier 2022 le dimanche 3 juillet.
LA CEDEAO ÉCHOUE. Le colonel Assimi Goïta dirige toujours la transition au Mali. Les autorités militaires de ce pays n'ont pas obtempéré ni aux menaces de la France ni aux injonctions de la CEDEAO.
Alassane Ouattara, tête de file des pères fouettards, ne vendait pas cher la peau des « non économistes » à la tête du Mali. Il ne leur donnait alors que deux mois pour plier l'échine avec les difficultés qu'ils rencontreraient, disait-il, pour payer les salaires.
Les pays de l'UEMOA sont donc restés en ordre de bataille. Ils se sont alors rebellés contre la décision du tribunal de l'instance qui a déclaré illégal l'embargo contre le Mali et exigé sa levée.
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Au final, échec et mat. Toute honte bue, la CEDEAO, presque six mois après, rétropédale. Elle lève les sanctions économiques et financières, qu'elle a prises le 9 janvier 2022 pour espérer étouffer le pays, mais auxquelles elle a aussi payé un lourd tribut.
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Et, dans la position de l'arroseur arrosé, elle a choisi de faire contre mauvaise fortune bon coeur. Consacrant la faillitte de son leadership.
F. M. Bally