Mali : comment la communauté internationale veut mettre le colonel Assimi Goïta à genoux
La communauté internationale fait pression sur le colonel Assimi Goïta, président de transition, après le nouveau coup d'Etat au Mali.
Mêmes acteurs, autres temps: lors du coup d'Etat d'août 2020, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait fermé ses frontières et stoppé ses échanges financiers et commerciaux avec le Mali pour imposer une transition civilo-militaire, limitée dans le temps.
Huit mois plus tard, devant le même colonel Assimi Goïta, qui s'est fait déclarer cette fois président après avoir évincé le duo de civils à la tête de l'exécutif, la Cédéao a juste suspendu le Mali de ses instances, demandant la nomination « immédiate » d'un nouveau Premier ministre civil et le maintien des élections au début 2022.
LIRE AUSSI: Recrutement Fonction publique Côte d'Ivoire : « ce sont 30.000 postes pour 300.000 candidats chaque année »
« Ce sont des condamnations de papier essentiellement », résume Jean-Hervé Jezequel, spécialiste du Sahel à l'International Crisis Group.
L'Union africaine et la France, partenaire clé dans la lutte antiterroriste avec sa force Barkhane (5.100 hommes), se sont alignées sur la Cédéao.
Paris est allé plus loin jeudi soir en annonçant la suspension des opérations militaires conjointes avec les forces maliennes, sans toutefois remettre en cause le gros de l'effort de Barkhane.
LIRE AUSSI : RDC : 19 morts dans un naufrage sur le lac Tanganyika
« C'est une décision à minima », estime Caroline Roussy à l'Institut de Relations internationales et stratégiques (Iris) à Paris, dont l'impact sur les dirigeants maliens est difficile à déterminer.