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Mali : le report du référendum constitutionnel

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by Colombe Blanche
Assimi Goïta
Assimi Goïta, président de la transition du Mali © Crédit photo Présidence du Mali

La junte au pouvoir au Mali a annoncé ce vendredi 10 mars 2023 le report du référendum constitutionnel prévu le 19 mars.

« La date du référendum prévu le 19 mars 2023 (…) connaîtra un léger report », a déclaré dans un communiqué lu devant la presse le colonel Abdoulaye Maïga, porte-parole du gouvernement. Il n'a pas précisé de nouvelle échéance.

Le report de ce référendum ne faisait plus guère de doute pour personne depuis quelque temps. Mais son officialisation aura attendu neuf jours avant le terme de la part des colonels qui ont pris en 2020 par la force la direction de ce pays confronté au jihadisme et plongé depuis 2012 dans une profonde crise multiforme.

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La junte justifie le report du référendum par le temps nécessaire à l'installation sur le territoire des représentations de l'organe de gestion des élections, et par la volonté de vulgariser le texte constitutionnel. « La nouvelle date du référendum sera fixée après concertation avec l'autorité indépendante de gestion des élections et l'ensemble des acteurs du processus électoral », dit le communiqué gouvernemental.

Cette Constitution est un élément clé du vaste chantier de réformes invoqué par les militaires pour justifier de continuer à gouverner jusqu'en 2024. Le projet renforce notablement le pouvoir du président. Dans la nouvelle Constitution, c'est le président qui « détermine la politique de la Nation », et non plus le gouvernement; le président nomme le Premier ministre et les ministres et met fin à leurs fonctions. Le président peut dissoudre l'Assemblée nationale.

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La pression exercée par la CEDEAO pour que les colonels ne se présentent pas aux élections n'a pas dissipé les spéculations sur les intentions du colonel Goïta en 2024. Le projet de Constitution affirme que le est une « République indépendante, souveraine, unitaire, indivisible, démocratique, laïque et sociale », alors que des imams contestent le principe de laïcité et ont appelé les fidèles à s'y opposer.

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par Colombe Blanche

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