Mamadou Touré : « Les 7 femmes tuées à Abobo ont répondu à l’appel de Guikahué en son temps »

Mamdou Touré accuse Maurice Kakou Guikahué d'être aussi à l'origine de l'appel qui a envoyé à la rue, les 7 femmes tuées à Abobo, lors de la crise postélectorale
Mamdou Touré accuse Maurice Kakou Guikahué d'être aussi à l'origine de l'appel qui a envoyé à la rue, les 7 femmes tuées à Abobo, lors de la crise postélectorale

Mamadou Touré, porte-parole du RDR depuis Bondoukou, où il s’est exprimé au cours d’un meeting : « Les sept femmes tuées à Abobo ont répondu à l’appel de Guikahué en son temps ». Mamadou Touré Guikahué.

Un grand meeting a été organisé ce samedi 2 juin 2018 à Bondoukou, dans la région du Zanzan, fief de Kobenan Kouassi Adjoumani, désormais ex-porte-parole du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI d’Henri Konan Bédié) et toujours porte-parole du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, mouvance présidentielle). Mamadou Touré, poret-parole du Rassemblement des républicains (RDR, parti d’Alassane Ouattara) secrétaire d’Etat chargé de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle était l’une des guest stars.

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Évoquant la crise postélectorale, Touré a déclaré devant une foule de supporteurs d’Adjoumani : « On oublie aussi que les sept femmes qui ont été tuées à Abobo, dont les morts sont à la base de la chute de Laurent Gbagbo… Parce que c’est après la mort de ces femmes que les Etats-Unis ont traité le régime de Laurent Gbagbo de « laideur morale », que le conseil de sécurité s’est réuni en urgence et que les Nations-unies ont autorisé les forces onusiennes et Licorne à utiliser les armes pour détruire les armes de Laurent Gbagbo ».

Plusieurs membres du gouvernements étaient présents à la cérémonie d'hommage de Bondoukou
Plusieurs membres du gouvernements étaient présents à la cérémonie d’hommage de Bondoukou

Mamadou Touré Guikahué et les mortes de mars 2011

Plus précis, Mamadou Touré a expliqué : « On oublie que ces femmes dont Gbagbo fait l’objet d’un procès aujourd’hui, à cause de leur mort, ces femmes ont répondu à l’appel du RHDP.

Elles ont répondu à l’appel du RHDP en son temps. Elles ont répondu à l’appel de Guikahué en son temps. Elles ont répondu à l’appel d’Amadou Soumahoro en son temps ».

« nous n’avons pas su préserver cet héritage qu’il y a eu la parenthèse de la rébellion de 2002, le coup d’Etat de 1999 »

Pour le porte-parole du RDR, « les enfants d’Houphouët-Boigny qui pensent que le véritable héritage d’Houphouët-Boigny c’est la paix et la stabilité et que c’est parce que nous n’avons pas su préserver cet héritage qu’il y a eu la parenthèse de la rébellion de 2002, le coup d’Etat de 1999 et que plus jamais cela ne doit se reproduire en Côte d’Ivoire ».

Kobenan Kouassi Adjoumani a tenu à marquer son territoire à travers ce metting
Kobenan Kouassi Adjoumani a tenu à marquer son territoire à travers ce metting

Rappelons que les sept femmes d’Abobo ont été tuées le jeudi 3 mars 2011, au cours d’une marche organisée par des femmes pro-Ouattara.

A cette date, Maurice Kakou Guikahué, le secrétaire exécutif en chef actuel du PDCI, farouche opposant au projet de parti unifié, n’était pas le secrétaire général de ce parti. Ce dernier était Alphonse Djédjé Mady. De même, à cette date, Henriette Dagri Diabaté était la secrétaire générale du RDR.

Karina Fofana avec Prince Beganssou, envoyé spécial

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