Marche des femmes sur Grand-Bassam en 1949: des révélations sur Marie Koré
Rouba Daleba, neveu de Marie Koré, a fait plusieurs révélations sur sa tante le dimanche 31 octobre à Gokra, en présence du Secrétaire exécutif du PDCI-RDA.
« Marie Koré n'était pas allée «se chercher» à Abidjan comme une aventurière qui y fut surprise par la lutte politique à laquelle elle a participé. Elle était en mission, » a révélé Rouba Daleba remettant, au nom de sa famille, le flambeau de sa tante Marie Koré à Yasmina Ouégnin.
Et d'ajouter, « jugée inéluctable par ses parents, cette lutte politique en vue de notre libération du joug colonial avait déjà été subodorée et anticipée par ses parents qui l'y avaient préparée et l'avaient introduite au coeur du dispositif colonial, avec la mission précise de prendre une part active, voire déterminante à ce combat pour notre émancipation. Elle n'était donc pas à Bassam au hasard et ne fut pas surprise par les événements auxquels elle a pris part. »
«Mais, comme l'a dit Napoléon 1er, « les hommes de génie sont des météores destinés à brûler pour éclairer leur siècle ». ZOGBO SEZA dite GALO ou Marie KORE était cette femme de génie qui, comme un météore, a traversé trop vite le ciel ivoirien, tuée en 1953 par un médecin colon qui, sous prétexte de lui injecter un sérum antitétanique, lui fit une injection létale à l'hôpital de Treichville où elle s'était rendue pour faire soigner une banale blessure au doigt», a-t-il poursuivi.
« Cependant, poursuit-il, de sa lumière, elle a éclairé son siècle en indiquant aux femmes ivoiriennes et même à tous les Ivoiriens la voie à suivre, les combats à mener avec poigne et détermination pour notre indépendance véritable. Que sa mort ne soit jamais vaine et que sa combativité et son ardent désir de liberté et de justice habitent éternellement la Côte d'Ivoire, » a-t-il conclu.