Marine Le Pen a mis en garde ce mardi 2 juillet 2024 contre un « coup d'Etat administratif » du camp président Macron.

Selon elle, une vague de nominations avant une éventuelle cohabitation, suscitant une ferme mise au point de l'Elysée qui l'a appelée à faire preuve de « sang froid ».

« Il existe des rumeurs comme quoi le président de la République envisagerait demain (mercredi), c'est-à-dire à quatre jours du second tour, de nommer le directeur général de la police nationale, alors qu'il devait rester jusqu'à la fin des JO, et le directeur de la gendarmerie nationale », mais aussi « des dizaines de préfets », a expliqué la leader du Rassemblement national sur France Inter.

Une salve de nominations est prévue prochainement en Conseil des ministres, peut-être dès mercredi, selon plusieurs sources concordantes. Les patrons de la police et de la gendarmerie doivent aussi être remplacés car ils partent à la retraite et ont été maintenus en fonctions jusqu'à la fin des Jeux olympiques.

La rédaction vous conseille

Pour la présidente des députés du parti d'extrême droite, « l'objectif » de telles nominations dans la précipitation serait « d'empêcher Jordan Bardella de gouverner le pays comme il le souhaite », si le RN remportait la majorité dimanche au second tour des législatives.

« C'est une forme de coup d'État administratif », a-t-elle estimé, tout en espérant « que ceci relève uniquement de la rumeur ». Pour son allié Éric Ciotti, cela témoigne d'une « panique générale » pour « recaser les proches ».

Les derniers articles sur YECLO