Mesures en faveur des fonctionnaires: Gbagbo à Ouattara, « il faut faire plus »
Laurent Gbagbo était le 3 septembre 2022 à Mama. Le président du PPA-CI a profité pour donner sa position sur la cherté de la vie.
Le Président Laurent Gbagbo, Président du PPA-CI, a, dans son intervention, salué toutes les populations du Gôh et les Chefs. Il a ensuite évoqué certains sujets socio-politique tels que la situation choquante des Étudiants de l'Université Félix Houphouët Boigny de Cocody, la cherté de la vie.
Discours du Président Laurent Gbagbo:
Je voulais aussi dire un mot sur la cherté de la vie. Nous autres, nous avons fini notre temps, nous sommes à la retraite depuis longtemps. Hubert oulaye était Ministre de la fonction publique quand on m'a envoyé mes papiers pour que j'aille à la retraite. C'est le Ministre Hubert Oulaye même qui m'a donné, en mains propres. Mais, en ce temps, on mangeait à notre faim. J'ai commencé mon métier de professeur, vous savez combien je touchais ? 70.000 FCFA en 1970.
Et la maman de Michel touchait 70.000 FCFA aussi. Nous étions des fonctionnaires et nous avions de l'argent. Je vois maintenant des personnes qui étaient dans ma classe, qui sont devenus des banquiers, des enseignants, mais le coût de la vie était tel qu'on s'en sortait. Le Gouvernement lui même faisait des efforts pour qu'on s'en sortait. Le Gouvernement nous logeait, nous les enseignants. C'est une loi que si l'inflation monte, le Gouvernement devra faire des efforts sur les taxes et impôts. Il diminue sa part pour que les citoyens aient une part conséquente.
C'est comme ce que nous on nous logeait. On payait tout, sauf les loyers. Même les logements, nous étions meublés, et on avait même le réfrigérateur. C'était ça. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que, du point de vue de l'économie, si les citoyens souffrent parce que l'inflation monte, le Gouvernement devra faire un effort sur ce qu'il prend de la poche des citoyens pour que ceux-ci puissent respirer. Je ne sais pas ce que l'Etat fait en ce moment. Des mesures ont été annoncées, le 06 août 2022, touchant les fonctionnaires, certainement bien, mais il faut faire plus parce qu'il n'y a pas un seul citoyen avec qui je cause qui ne me parle pas de la cherté de la vie.
LIRE AUSSI : Libération des premiers militaires ivoiriens emprisonnés au Mali: les images des soldates libérées et la liste
Ce n'est ni l'ASEC, ni l'AFRICA, c'est la cherté de la vie. Même si on a fait quelque chose, il faut faire encore plus que ce qu'on fait. Ceux qui sont aux manettes doivent étudier. Nous, quand nous étions aux manettes, pendant deux ans, j'avais refusé d'augmenter le prix de l'essence à la pompe pour que les ivoiriens puissent rouler et circuler. Au bout de 2 ans, on a augmenté mais ça nous a laissé le temps d'étudier d'autres voies et moyens.
LIRE AUSSI: Ruth Gbagbi décroche l'Or à l'open de Paris 2022: l'Ivoirienne inarrêtable
Cette démarche a permis aux conducteurs de gagner quelque chose. Et ils ont gagné. Quand ils sont venus me voir, il n'ont pas cassé la baraque, ils m'ont remercié d'abord avant de poser le problème. Il faut parler avec les consommateurs. On croit qu'ils sont idiots, mais non, ils savent ce qu'il leur faut pour améliorer leur condition de vie. La cherté de la vie est trop grande aujourd'hui et ça existe dans tous les pays. Mais nous, il faut qu'on étudie ce qu'on doit faire pour que ce soit supportable chez nous. Nous sommes prêts à aider à la réflexion sur ce sujet, parce que c'est un sujet, non seulement d'actualité mais brûlant. Et si on n'y prend garde, c'est un sujet explosif.