Militaires ivoiriens à Bamako : le CEDEAO sur un dossier brûlant
La CEDEAO met la pédale douce à New-York dans le dossier des militaires ivoiriens détenus à Bamako.
Pas de mesures radicales des chefs d’Etat de la CEDEAO, réunis à New-York, en marge de la 77 ème assemblée générale de l’ONU dans le dossier des militaires ivoiriens détenus à Bamako.
Trois chefs d’Etat ont été désignés pour rencontrer le chef de la Junte malienne. Et tenter d’incliner sa position et fermer la parenthèse qui met à mal, les relations entre deux pays voisins qui ont tout ou presque, en commun.
Le président du Togo, le président du Ghana et le président du Sénégal vont collectivement plaider la libération des 46 militaires ivoiriens. Depuis le 10 juillet 2022, le Mali détient des soldats ivoiriens accusés par Bamako d’être des mercenaires.
Ton Camarade, lors de son allocution à l’ONU, a affirmé une fois de plus, précisé la position de la Côte d’Ivoire. « 46 soldats ivoiriens, déployés en qualité de 8e détachement de l’Élément de soutien national (NSE) au sein de la MINUSMA au Mali, y sont injustement détenus depuis le 10 juillet 2022. J’appelle à nouveau à leur libération, sans délai. ».
Le CEDEAO est sur un autre dossier brûlant: la transition militaire en Guinée. Elle a adopté des sanctions graduelles contre la Guinée pour obtenir un chronogramme de transition. Sauf que la sortie du président en exercice de la communauté des États de l’Afrique de l’Ouest, peu avant la rencontre des chefs d’Etat à New-York n’a pas été du goût des colonels en Guinée. « Les 36 mois de transition en Guinée sont inacceptables. ».
Grosse colère et propos peu diplomatiques et peu amènes du porte-parole de la Junte. C’est un vrai exercice de tirs à balles réelles. « Nous regrettons cette sortie solitaire, inappropriée et irresponsable du président de la CEDEAO. ».