Mondial 2022 : 2 matches encore pour la Côte d’Ivoire, mais la bataille de Yaoundé en novembre, sera décisive
Mondial 2022: Fernand Dédeh revient sur le match Côte d'Ivoire-Malawi et 2 matches des Ivoiriens contre le Cameroun puis le Mozambique en novembre.
Retour à Abidjan avec la satisfaction d'avoir été là, dans la tribune de presse du stade de l'Amitié de Cotonou, dans l'ambiance du match délocalisé des Éléphants. Entendre et voir la communauté ivoirienne du Benin chanter l'hymne national et des morceaux zouglous dans les moments de doute de l'équipe nationale pour galvaniser les joueurs.
Satisfaction au plan comptable. Trois points de la quatrième journée en poche. Quatre matches, deux à domicile, deux à l'extérieur. Trois victoires, un match nul. Seulement deux points perdus sur 12 possibles (10 points +5). La Côte d'Ivoire maintient sa place de leader de la poule D, devant le Cameroun, d'une courte tête (9 points +4). La bataille de Yaoundé en novembre 2021, sera décisive pour le tour final.
Déçu par contre par le contenu du jeu. Les Ivoiriens ont les clés pour produire un jeu cohérent, tout en mouvement et en percussion avec l'efficacité en prime. Les mauvaises transmissions, les précipitations, les passes manquées, ces ballons balancés et mal ajustés exposent l'équipe aux contres adversaires.
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Belle entame du match face au Malawi avec l'ouverture du score par Pépé Nicolas mais très vite, les errances défensives ont été mises à nu par la vivacité et le mouvement des Malawites qui jouaient sans complexe. L'égalisation par Muyaba Khuda était somme toute, logique. (10 ème mn).
Le capitaine Serge Aurier, court physiquement, a été un poids mort dans en défense. Le sélectionneur national le reconnaît. « nous avons bien démarré le match. Après 10 mn, on s'est crispé. La sortie de Serge Aurier était prévue. Cela fait deux mois qu'il ne joue pas. J'ai préféré commencer avec lui. Je salue l'entrée de Habib Maiga».
Il n'y avait pas que Serge Aurier comme « bras cassé ». Sery Jean-Michael, jouait bas et n'enclenchait pas les offensives pour les flèches de l'attaque, notamment, Zaha Wilfred, Nicolas Pépé et Gervinho. Franck Kessié et Ibrahim Sangaré n'avaient pas non plus leur rayonnement habituel. Ou alors, les transversales manquaient de justesse et de précision.
Wilfred Zaha et Nicolas desservis par leur manque de réussite dans les duels en un contre un n'ont pas exploité leur vitesse. Jeu trop linéaire. Gervinho qui sort pourtant de blessure, a été décisif. À Soweto, il avait été passeur décisif. À Cotonou, il a fait valoir toute son expérience et sa pointe de vitesse pour piéger le défenseur malawite sur le penalty à la 65 ème minute. Un jeune joueur aurait sûrement poursuivi l'action, attiré par le but. L'arbitre aurait fait valoir la règle de l'avantage.
Le métier de Gervinho a parlé dans la zone rouge. Et Franck Kessié ne s'est pas fait prier. L'entraîneur du Malawi a dit en conférence de presse: « je ne suis pas sûr qu'il y avait penalty sur l'action ».
Dans la deuxième partie de jeu, l'entrée en jeu de Habib Maiga a stabilisé le côté droit de la défense ivoirienne. Konan Gislain était alors plus en confiance pour prendre des risques offensifs.
Eric Bailly l'a répété en conférence de presse: « le match n'a pas été facile. ». Évidemment, les Malawites n'étaient pas en villégiature à Cotonou.
Deux matches encore: contre le Cameroun puis le Mozambique. La Côte d'Ivoire a son destin sous ses crampons. Elle reviendra sûrement dans la capitale béninoise, sa base provisoire, en attendant de mettre ses stades aux normes. « Merci au Benin » a dit simplement Patrice Beaumelle à la fin du match.