Mort de Philippe Bikinkita : l’opposition sort de son silence
Ministre de l'Intérieur sous le régime de Pascal Lissouba, Philippe Bikinkita est mort dans la nuit du samedi 21 août en Angleterre.
C'est Jean Itadi, président du Congrès africain pour le progrès (CAP), une formation de l'opposition dite « radicale », qui a pris la parole devant la presse.
Préoccupé par la réconciliation nationale, qui selon ses mots « ne peut se construire ni dans la haine, ni dans la division », il a demandé au président Denis Sassou-Nguesso de gracier tous les prisonniers politiques.
« Chaque Congolais compte, chaque Congolais est cher, a-t-il indiqué. Garder en prison des Congolais qui peuvent contribuer à construire le pays est un comble. On devrait aussi bien pour les exilés que pour les prisonniers politiques, prendre une mesure immédiate et je demande au président Sassou-Nguesso d'élargir les prisonniers politiques. Leur place n'est pas en prison. Ils ont leur place dans leur famille, ils ont leur place dans la cité pour contribuer à construire le Congo. »
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Ancien ministre des présidents Sassou-Nguesso et Pascal Lissouba, Jean Itadi fait notamment allusion au général Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d'état-major, et à l'ancien ministre André Okombi Salissa.
Tous deux candidats malheureux à la présidentielle de 2016, ils ont été inculpés pour « atteinte à la sécurité intérieure de l'État », jugés et condamnés à 20 ans de travaux forcés en 2018.