Les principaux partis et groupements politiques de l'opposition ivoirienne demandent au gouvernement d'ouvrir un dialogue national sur le nouvel organe électoral. Réunis vendredi 9 octobre 2026, ils ont adressé un courrier commun au Premier ministre, déposé à la Primature lundi 12 octobre 2026. Leur déclaration commune est datée du mardi 13 octobre 2026.
Les signataires affirment vouloir « rechercher un accord sur les conditions d'organisation d'élections transparentes et apaisées ». Ils rappellent avoir répondu favorablement à deux invitations du gouvernement sur ce dossier et honoré les rendez-vous fixés. Ils attendent désormais que leur demande de dialogue soit examinée favorablement.
L'opposition s'appuie sur la disparition de l'ancienne Commission électorale indépendante (CEI). Elle juge que les défaillances de cette institution, son impartialité contestée et son incapacité à établir une confiance partagée ont contribué aux crises électorales. Elle réclame « une réforme de fond, capable d'empêcher la reproduction des mêmes difficultés ». La Côte d'Ivoire garde en mémoire la crise postélectorale de 2010-2011, qui a fait plusieurs milliers de morts.

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Selon les signataires, la crédibilité du futur dispositif repose sur des garanties concrètes : des responsables compétents et indépendants, une désignation transparente et consensuelle de ses dirigeants, une autonomie effective à l'égard du pouvoir politique et un contrôle impartial de l'ensemble du processus.
Liste électorale, procès-verbaux et recours
L'opposition demande une liste électorale fiable, soumise à un audit indépendant et régulièrement actualisée, afin que les citoyens remplissant les conditions requises, notamment les nouveaux majeurs, puissent s'inscrire. Elle réclame aussi la traçabilité complète des opérations, l'accès aux procès-verbaux et la publication des résultats détaillés, bureau de vote par bureau de vote. Des recours effectifs et impartiaux devraient permettre de régler les différends par les voies institutionnelles.

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Sur la méthode, les signataires écartent toute présentation de décisions déjà arrêtées sans concertation avec l'opposition. Ils veulent un dialogue où les propositions sont examinées, les désaccords traités et un accord écrit obtenu avant la finalisation et l'adoption des textes.
Ce dialogue doit réunir le gouvernement, les partis de la majorité et de l'opposition, ainsi que les organisations de la société civile concernées, choisies de manière consensuelle. « La confiance électorale engage toute la nation », écrivent les signataires, qui exigent une méthode inclusive.

