Pénurie de ciment : le Burkina Faso saisira les camions en fraude
La Brigade mobile de contrôle durcit les sanctions dès ce jeudi pour stopper la hausse illicite des prix et approvisionner le marché.
Le Coordonnateur général de la Brigade Mobile de Contrôle et de Répression des Fraudes (BMCRF), Sanibè Faho, a animé jeudi 11 juin 2026 à Ouagadougou une conférence de presse sur l'approvisionnement en matériaux de construction. Les autorités policières et commerciales ont annoncé l'application immédiate de sanctions restrictives. Tout véhicule de transport de ciment circulant sans les pièces réglementaires fera l'objet d'une saisie et d'une confiscation définitive au profit de l'État.
Les enquêtes menées par les services de contrôle lient la perturbation du marché national à plusieurs facteurs logistiques et structurels. Les inspecteurs évoquent les ralentissements lors des opérations de transit en douane, les coupures d'électricité qui freinent l'activité des usines locales, ainsi que la réduction du parc de camions suite à l'interdiction des véhicules hors gabarit. Ces difficultés d'approvisionnement ont favorisé le développement de réseaux de spéculation et de vente au-dessus des tarifs homologués.
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Le gouvernement a engagé des discussions avec les dirigeants des cimenteries pour faciliter la livraison des matières premières importées. La coordination de la BMCRF invite les consommateurs à signaler les anomalies de facturation via l'utilisation des numéros verts officiels.
Maintien de la grille tarifaire officielle
Les services du ministère du Commerce réaffirment la validité des prix réglementés sur l'ensemble du territoire burkinabè. Le prix de vente de la tonne de ciment de catégorie CPJ 35 reste fixé à 100 000 F CFA. La tonne de qualité CPA 45 demeure établie à 115 000 F CFA. Les rapports de production affichent une hausse de 9,65 %, le volume extrait étant passé de 169 531 tonnes mi-marché à 185 888,94 tonnes à la fin du mois de mai 2026.