Plus de 3,6 millions de cas d’hépatite B en Côte d’Ivoire
Plus de 3,6 millions de cas d'hépatite virale en Côte d'Ivoire, avec une prédominance de l'hépatite B, sont les chiffres annoncés par le président du RILHVi
L'hépatite B, un fléau silencieux, sévit en Côte d'Ivoire. Selon le Réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales (RILHVi), plus de 3,6 millions d'Ivoiriens sont touchés, soit environ 12% de la population. Les conséquences peuvent être dramatiques : cirrhose, cancer du foie et décès. Face à cette urgence de santé publique.
Les modes de transmission
Selon le président du Réseau ivoirien de lutte contre les hépatites virales (RILHVi), professeur Fulgence Bathaix Yao, lors d'une conférence de presse tenue lundi 29 juillet 2024 à Abidjan Cocody, l'hépatite B se transmet principalement par contact avec du sang ou des liquides corporels contaminés.
Les rapports sexuels non protégés, les tatouages, les piercings, les actes médicaux non sécurisés et l'utilisation d'aiguilles non stériles sont autant de facteurs de risque. « Le virus peut survivre plusieurs jours dans l'environnement, renforçant ainsi sa contagiosité » a-t-il précisé.
Dans de nombreux cas, l'hépatite B est asymptomatique. Cependant, certains signes peuvent alerter : fatigue intense, jaunissement de la peau et des yeux, douleurs abdominales. Sans traitement, l'infection peut évoluer vers des complications graves comme la cirrhose et le cancer du foie.
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Toujours selon le Pr Yao Bathaix, tous les groupes d'âge sont concernés, mais les jeunes sont particulièrement vulnérables en raison de comportements à risque. Les professionnels de santé sont également exposés en raison de leur métier.
« La bonne nouvelle est que la forme non aggravée du VHC se guérit de manière définitive lorsque le patient observe bien son traitement sur trois mois. Un résultat définitif est donné six mois après. Quant au VHB, en fonction de la charge virale, la forme non aggravée est traitée sur au moins un an. Cependant, même si le virus est indétectable dans le sang après le traitement, on le retrouve dans le foie. Donc, le porteur doit avoir une bonne hygiène de vie », affirme Pr Yao Bathaix.
Appel à l'action
Les autorités sanitaires, les professionnels de santé et la société civile doivent unir leurs efforts pour lutter contre l'hépatite B en Côte d'Ivoire. Pour le Pr Yao Bathaix, il est urgent de renforcer les campagnes de prévention, d'améliorer l'accès aux soins et de soutenir les personnes atteintes.
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