« Pour quelle raison Gbagbo ne devrait-il pas aller dans la Mé ? »
Senn Souleymane se prononce sur la visite de Laurent Gbagbo, président du PPA-CI, dans la région de la Mé sous forme de tension.
En 1990, au début du multipartisme, le secrétaire général du FPI, Laurent Gbagbo, devait effectuer une tournée à Agboville. C'était au temps du PDCI triomphant, parti au pouvoir, et du dragon Houphouet-Boigny, l'homme crachait à la fois l'eau et le feu.
Les cadres de l'ancien parti au pouvoir décidèrent d'empêcher la visite du chef de l'opposition ivoirienne en chauffant à blanc leurs militants. Ces derniers déposèrent des troncs d'arbre sur la voie pour que Gbagbo ne prenne pas pied à Agboville. L'intimidation ne prospéra point. « Personne ne peut m'empêcher d'aller où je veux en Côte d'Ivoire. » La visite eut lieu. Proprement.
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Plus de 30 ans après, de sinistres individus, sustentés à la pensée unique, auteur-compositeur, arrangeur, producteur et distributeur de la violence politique, amoureux fou du sang,, s'étripent à vouloir empêcher la visite de Gbagbo dans la Mé, chez le peuple akyé.
En quoi, comme l'affirme, pince sans rire Le Patriote, cette visite est-elle controversée ? Pour quelle raison Gbagbo ne devrait-il pas aller dans cette région ? C'est quoi ce délire ?
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L'ancien président ivoirien, qui n'a pas eu peur d'affronter les bombes de l'armée française, ne saurait être effrayé par des pygmées qui se prennent pour des géants, juste parce que leur ombre s'épaissit au moment où le soleil décline.
En vérité, la Côte d'Ivoire est désormais à l'âge de la pierre taillée en matière de la démocratie. Une honte au superlatif.
Senn Souleymane