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La présidence aux Congolais de père et de mère : la loi qui crée polémique en RDC

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by Christian Binaté
La présidence aux Congolais de père et de mère : la loi qui crée polémique en RDC

Débat sur la nationalité congolaise après une proposition de loi déposée le 8 juillet 2021, à l'Assemblée nationale de la RDC.

Le camp d'un candidat potentiel à la prochaine présidentielle prévue fin 2023, Moïse Katumbi, ex-gouverneur du Katanga (Sud-Est), né d'une mère congolaise et d'un père grec, dont les partisans participent au nouveau gouvernement du président , a dénoncé cette initiative.

« Ma proposition a été déposée au bureau de l'Assemblée nationale. Elle vise à verrouiller l'accès à la fonction +président de la République+ qui doit être réservée exclusivement aux Congolais nés de père et de mère congolais », a déclaré à l'AFP M. Tshiani, proche du chef de l'Etat, qui a déjà exprimé son intention de se représenter.

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Pour M. Tshiani, ancien candidat à la présidentielle, plusieurs autres fonctions (Premier ministre, ministres régaliens, présidents des chambres, chef de l'armée et de la police, …) ne devraient être exercées que par des Congolais nés de père et de mère d'origine congolais.

La proposition de loi a été déposée par le député Nsingi Pululu du Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila, prédécesseur de M. Tshisekedi, qui a affirmé à la presse bénéficier de « l'appui de 260 députés » sur 500.

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Le camp de M. Katumbi, richissime homme d'affaires et propriétaire du prestigieux club de football TP Mazembe, a vivement réagi, accusant M. Tshisekedi et son parti de chercher à « exclure des potentiels candidats à la présidentielle en instrumentalisant la loi sur la nationalité ».

« M. Katumbi n'est pas prêt à monter dans cette charrette qui veut l'amener à la guillotine », a déclaré à l'AFP Olivier Kamitatu, directeur de cabinet de M. Katumbi.

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Accusant le camp présidentiel « de préparer une parodie d'élection afin d'installer un régime autocratique« , M. Kamitatu a estimé que soumettre cette proposition de loi aux débats au Parlement serait « la ligne rouge à ne pas franchir ».

En juin, des tensions avaient éclaté à Lubumbashi (Sud-Est), fief de M. Katumbi.

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par Christian Binaté

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