Présidentielle 2025 : Thiam veut la même transparence qu’au Sénégal et au Ghana
Dans une allocution prononcée à Aboisso, le président du PDCI propose une refonte du processus électoral ivoirien, s'inspirant des mécanismes éprouvés au Sénégal et au Ghana.
Dans la perspective de l'échéance présidentielle de 2025, Tidjane Thiam a présenté, lors d'une importante allocution à Aboisso, une vision réformiste du processus électoral ivoirien. Le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire propose d'aligner les pratiques nationales sur les standards démocratiques observés dans la sous-région ouest-africaine.
Cette intervention s'inscrit dans une démarche de modernisation institutionnelle, alors que le pays s'apprête à vivre un moment crucial de son histoire démocratique.
Une réforme inspirée des modèles sous-régionaux
« Nous nous battons pour obtenir une proclamation bureau de vote par bureau de vote comme ça se fait dans des pays qui nous entourent », a exposé Tidjane Thiam, faisant explicitement référence aux dispositifs électoraux du Sénégal et du Ghana, deux nations reconnues pour la maturité de leurs processus démocratiques.
Cette proposition s'accompagne d'exigences précises concernant la révision des listes électorales. « La loi impose une Révision de la liste électorale annuelle, nous exigeons une RLE en 2025 et notamment en février », a-t-il souligné, rappelant le cadre légal existant.
Des mécanismes institutionnels renforcés
Le président du PDCI inscrit ces réformes dans une vision plus large de la gouvernance démocratique. « Je veux une société où les droits de chacun sont respectés, où on n'est pas arrêté pour ses idées et où chacun peut faire entendre sa voix sans crainte et sans peur », a-t-il déclaré.
Cette approche institutionnelle s'appuie sur un travail collectif, comme l'atteste sa déclaration : « Le PDCI, ce n'est pas un one man show, on travaille en équipe. » Une méthodologie qui reflète sa volonté d'instaurer des processus décisionnels inclusifs.
Une vision holistique du développement démocratique
La transparence électorale s'inscrit dans un projet plus vaste de transformation sociale. « Je rêve d'une Côte d'Ivoire où un enfant, d'où qu'il naisse sur le territoire national, a les mêmes chances de réussir », a exposé Thiam, liant ainsi réforme institutionnelle et équité sociale.
Cette vision englobe également des réformes structurelles dans les domaines économique et social, répondant aux préoccupations immédiates des citoyens face à une « inflation insoutenable » et aux défis du système de santé qu'il juge « défaillant ».
L'adoption des standards démocratiques ouest-africains représente une étape cruciale dans l'évolution institutionnelle de la Côte d'Ivoire. La référence aux modèles sénégalais et ghanéen témoigne d'une volonté d'ancrer le pays dans une tradition démocratique régionale éprouvée.
« Tous ensemble, déterminés et plus que jamais, nous y arriverons », a conclu Tidjane Thiam, esquissant les contours d'une transformation institutionnelle profonde. Cette vision d'une « société diverse, mais inclusive » pose les jalons d'une nouvelle ère démocratique pour la Côte d'Ivoire, à l'approche de l'échéance présidentielle de 2025.
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