La controverse sur la nationalité de Tidjane Thiam, président du PDCI-RDA, soulève des questions sur les stratégies politiques à l'approche de l'élection présidentielle de 2025 en Côte d'Ivoire.

La présidentielle 2025 en Côte d'Ivoire suscite une polémique autour de la nationalité de , président du . Guy Philippe Abo, journaliste au Nouveau Réveil, a analysé cette situation qui révèle les enjeux politiques actuels ce 23 octobre 2024.

L'héritage politique des Thiam

La famille Thiam marque l'histoire politique ivoirienne depuis l'indépendance. Ahmadou Thiam occupait le poste de ministre de l'Information sous Houphouët-Boigny. Ses fils ont poursuivi cet engagement : Tidjane comme ministre du Plan, Daouda pendant la transition de 2000, Aziz aux Transports sous Gbagbo, et Augustin comme ministre gouverneur de Yamoussoukro sous le .

« Il est absurde d'admettre que ses aînés, nés avant l'indépendance, sont Ivoiriens et ont été ministres dans divers gouvernements, pendant qu'il est dénié au président Thiam sa nationalité ivoirienne », souligne Guy Philippe Abo dans Le Nouveau Réveil.

Les enjeux de la présidentielle

Le débat sur la nationalité cache des enjeux électoraux plus profonds. Le journaliste Guy Philippe Abo observe que « la peur qu'inspire le président du PDCI-RDA ne doit pas conduire à des raisonnements de bas étages ». Il rappelle que le président du PDCI-RDA, né à Abidjan après 1960, sera candidat à la présidentielle d'octobre 2025.

La rédaction vous conseille

« Aucune disposition constitutionnelle ne fait obstruction à son éligibilité à la présidence », affirme le journaliste du Nouveau Réveil, qui voit dans cette polémique une « anticipation de la perte de l'élection présidentielle par le RHDP ».

Les derniers articles sur YECLO