Le Parti des peuples africains - Côte d'Ivoire (PPA-CI), par la voix de son Commissariat général du Pacte social chargé du pouvoir d'achat, a exprimé samedi 1er août 2026 sa préoccupation face à la nouvelle hausse des prix des produits pétroliers entrée en vigueur le même jour.

Dans une déclaration signée par Tchéidé Jean Gervais, commissaire général du Pacte social, le parti relève qu'en trois mois, le litre de super est passé de 820 à 905 Fcfa, soit une hausse de 85 Fcfa, et le gasoil de 655 à 705 Fcfa, soit une hausse de 50 Fcfa, sans mesure d'accompagnement en faveur des ménages.

Carburant à 905 Fcfa : Steve Beko compare Gbagbo et Ouattara
Le cadre du PPA-CI Steve Beko a republié samedi 1er août 2026 une tribune sur l’effort financier des salariés ivoiriens et français pour le carburant en Côte d’Ivoire.

A LIRE AUSSI

Le PPA-CI estime que cette décision pèse sur le pouvoir d'achat des populations, le renchérissement du carburant entraînant selon lui une hausse des coûts du transport, de la production et des produits de première nécessité, aggravant les difficultés des Ivoiriens. Le parti rappelle que la protection du pouvoir d'achat relève de la responsabilité de l'État et conteste l'argument de la conjoncture internationale, soulignant que les baisses des cours mondiaux du pétrole sont rarement répercutées à la pompe.

Un plan en quatre points réclamé au gouvernement

Le PPA-CI présente cette hausse comme une confirmation de la pertinence de son Pacte social, dont l'un des piliers propose la stabilisation des prix du carburant, la transparence dans leur fixation, la protection des ménages et le soutien aux secteurs les plus exposés.

Prix carburants Côte d’Ivoire : quelles perspectives janvier 2025 ?
À quelques jours de 2025, les consommateurs ivoiriens attendent l’annonce des nouveaux prix des carburants par la Direction Générale des

A LIRE AUSSI

Le parti demande la suspension de la hausse, l'ouverture d'un dialogue sur les prix des produits pétroliers, la mise en place d'un mécanisme de lissage des prix, le gel temporaire des prix des produits de première nécessité et la publication transparente des éléments de calcul ayant conduit à cette révision tarifaire. Il affirme que le pouvoir d'achat n'est pas un privilège mais un droit fondamental que l'État a le devoir de protéger.