Procès attaque de Grand-Bassam: des témoins à la barre racontent l’horreur vécue le 13 mars 2016
Procès de l'attaque de Grand-Bassam, les accusés continuent de tout nier en bloc, des témoins racontent l'horreur vécue le 13 mars 2016.
Harassant mais instructif. Le procès de l'attaque de Grand-Bassam tarde à livrer ses secrets. Les accusés dans le box ont en commun d'avoir connu, fréquenté ou côtoyé le cerveau de l'attaque mais ils rejettent en bloc d'être mêlés d'une manière ou d'une autre, à l'opération meurtrière de Grand-Bassam le 13 mars 2016 ou même d'avoir participé à la préparation.
Ils ont développé une qualité en détention: mettre en cause les procès verbaux de l'enquête préliminaire et devant le juge d'instruction. « J'ai l'impression que vous avez préparé des réponse avant de venir ici… », ironise le Procureur de la République.
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Ce 13 mars 2016 fut véritablement une journée d'horreur à Grand-Bassam. Les témoins de la scène ont décrit une plage en sang, jonchée de corps et de blessés.
Un élément des forces spéciales sous anonymat, appelé à la barre a montré le niveau de préparation et le professionnalisme des auteurs de l'attaque avec des fusils AK47
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Scène de guerre. Le premier assaillant a été abattu après deux minutes d'échange de tirs. Le second, après une demi-heure. « Quand nous avons neutralisé le premier, notre élément de tête a pris une balle. Selon la procédure, il faut sauver l'élément. Notre deuxième élément envoyé a pris lui aussi une balle ».
Le procès se poursuit ce jeudi 8 décembre 2022 au Palais de Justice au Plateau.