Procès attentat de Bassam en 2016 : un défi pour les magistrats ivoiriens, « ces terroristes-là sont psychologiquement forts »
Le procès de l’attentat jihadiste de Bassam en 2016 en Côte d’Ivoire qui a fait 19 morts s’est ouvert le 30 novembre 2022 à Abidjan.
Le Procès de terroristes-là est un défi pour les magistrats ivoiriens. Les accusés devant le tribunal criminel sont psychologiquement forts. Ils sont frêles, tenaces, intrépides, font tourner le tribunal en rond, le pousse à la colère. Ils se présentent comme des agneaux injustement poursuivis ou traqués par des bêtes féroces
Il faut savoir prêter l’oreille pour détecter les incohérences dans leurs récits
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Le magistrat Charles Bini montre les capacités d’un excellent professionnel, respectueux des droits des accusés, patient, vicieux, piégeant par des questions en apparence anodines, les accusés à partir de leurs déclarations préalables.
Adou Richard est visiblement celui que les accusés ne veulent pas voir et entendre. Véritable bête noire, à chaque fois qu’il prend la parole, l’accusé à la barre devient nerveux, tente de se braquer ou se montrer analphabète, du genre, il ne comprend pas les questions, fait du coq-à-l’âne.
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Une chose est sûre, le Procureur a les éléments pour coincer chacun des accusés, il sait baliser le terrain et placer son interlocuteur dos au mur.
Les avocats de La Défense commis d’office, jouent parfaitement leurs rôles, tentent de pointer les insuffisances de la procédure, de la retarder comme ils peuvent.
Souvent, leurs clients offrent le bâton dans leurs réponses, au Procureur de les battre. Ils essaient alors de faire dire à ceux-ci, le bon discours ou les bons propos. « Les enjeux sont colossaux. Vous risquez 20 ans de prison »