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Procès Bygmalion: Nicolas Sarkozy de nouveau au tribunal

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by Hind Talha
Procès Bygmalion: Nicolas Sarkozy de nouveau au tribunal

Nicolas Sarkozy est de retour au tribunal ce jeudi 20 mai 2021, après un faux départ du procès Bygmalion en mars.

Le procès, prévu sur un mois, aurait dû débuter mi-mars, mais il avait été reporté en raison de l'hospitalisation de l'avocat de Jérôme Lavrilleux, protagoniste central du dossier qui avait causé des déflagrations en cascade à droite.

La présence de à l'ouverture de l'audience à 13H30 est incertaine.

En mars, il n'était pas venu – en raison de la demande de renvoi, avait indiqué au tribunal son avocat historique, Me Thierry Herzog.

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Quelques jours plus tôt, M. Sarkozy était devenu le premier ex-président de la Ve République à être condamné à de la prison ferme : il s'était vu infliger trois ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis, pour corruption et trafic d'influence.

Il avait assisté à tout le procès dans cette affaire « des écoutes ». Pour Bygmalion par contre, il ne « se dérobera pas » mais a fait savoir qu'il n'assisterait qu'aux audiences le concernant. Son interrogatoire est prévu la semaine du 14 juin.

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Il encourt dans le dossier Bygmalion, du nom de l'agence de communication liée à l'UMP (ex Les Républicains), un an d'emprisonnement et 3.750 euros d'amende.

Contrairement à ses 13 coprévenus – anciens cadres de Bygmalion et de l'UMP, experts-comptables – renvoyés notamment pour escroquerie ou complicité, M. Sarkozy n'est pas mis en cause pour le système de fausses factures imaginé pour masquer les dépenses excessives de sa campagne, qu'avait révélé Jérôme Lavrilleux dans une surprenante confession télévisée en 2014.

Mais, selon l'accusation, Nicolas Sarkozy a laissé filer les dépenses malgré plusieurs alertes claires sur les risques de dépassement de plafond et il a « incontestablement » bénéficié de la fraude qui lui a permis de disposer de « moyens bien supérieurs » à ce qu'autorisait la loi: au moins 42,8 millions au total, soit près du double du plafond légal à l'époque (22,5 millions d'euros).

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par Hind Talha

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