Rejet de l’ACD de Mlle Adja : Assalé Tiémoko se prononce sur la Lettre d’attribution
Le rejet de la demande d'ACD de Mlle Adja suscite des interrogations sur l'authenticité d'une Lettre d'attribution signée en décembre 2005. Face à cela, le député Assalé Tiémoko s'est prononcé sur la polémique.
Le directeur du domaine urbain a annoncé lors d'une émission sur NCI que la demande d'ACD de Mlle Adja a été rejetée en raison d'une signature contestée sur sa Lettre d'attribution. Cependant, cette déclaration ne repose sur aucune expertise graphologique officielle.
Dans une réponse écrite à Mlle Adja, le Directeur des Affaires Juridiques et du Contentieux du ministère de la Construction indique une autre raison : l'absence de la Lettre d'attribution dans les archives du ministère. Aucune mention de faux n'a été faite dans ce document officiel.
L'ACD contesté et une attribution suspecte
Le Conseil d'État, saisi par Mlle Adja depuis 2021, doit statuer sur cette affaire. Cependant, une question persiste : comment un autre individu a-t-il obtenu son ACD sur la même parcelle en seulement six mois ?
Ce dernier a déposé son dossier avec une Lettre d'attribution datée du 27 décembre 2005, signée par le ministre Abouo N'dori Raymond, décédé depuis. Or, ce document suscite des doutes légitimes au regard du contexte politique de l'époque.
Un document en question : incohérences historiques
Le 4 décembre 2005, en pleine crise politico-militaire, la résolution 1634 du Conseil de Sécurité de l'ONU a conduit à la dissolution du gouvernement ivoirien. Le Premier ministre Charles Konan Banny a été nommé ce jour-là, mais son gouvernement n'a été formé que le 28 décembre 2005.
Entre le 4 et le 27 décembre, la Côte d'Ivoire n'avait donc pas de gouvernement effectif et aucun Conseil des ministres ne s'est tenu. Pourtant, la Lettre d'attribution contestée est signée le 27 décembre, soit la veille de la formation du nouveau gouvernement.
Nécessité d'une expertise graphologique
Abouo N'dori Raymond, bien que désigné comme signataire du document, n'était plus ministre au moment de la datation de cette Lettre d'attribution. Ce détail soulève un doute raisonnable quant à l'authenticité du document utilisé pour obtenir l'ACD.
Seule une expertise graphologique pourrait confirmer si la signature de l'ancien ministre est bien authentique. En attendant, cette affaire met en lumière des défaillances dans la gestion administrative du foncier en Côte d'Ivoire.
« Peut-être l'a-t-il bien signé, mais peut-être pas et on peut raisonnablement douter de ce document. Il faudra une expertise graphologique pour s'assurer que la signature de Abouo N'dori sur cette lettre d'attribution est authentique. », affirme Assalé Tiémoko Antoine, Député et journaliste d'investigation.

Le dénouement de cette affaire dépendra du Conseil d'État, qui devra déterminer si la demande d'ACD de Mlle Adja a été rejetée sur des bases solides ou si des irrégularités administratives ont joué un rôle dans cette décision.
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