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Scandale réserve Dahliafleur: le PPA-CI se dresse contre le gouvernement et prépare des « actions politiques »

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Scandale réserve Dahliafleur: le PPA-CI se dresse contre le gouvernement et prépare des « actions politiques »

Le PPA-CI de l'ancien président Laurent Gbagbo, dans une déclaration en date du 31 mai 2022, se prononce l'affaire de la réserve Dahliafleur.

La destruction des aires protégées qui existent depuis l'ère coloniale est devenue un exercice banal du régime qui nous gouverne.

En effet, après les forêts classées et les parcs nationaux (précieux patrimoines) de l'Ouest de la Côte d'lvoire qui ont été livrés au pillage de mercenaires de la rébellion mués en planteurs de cacao, et la dévastation programmée des dernières ceintures écoforestières de la zone nord d'Abidjan et leurs

prolongements, le régime semble jeter son dévolu sur les 150 hectares de la Réserve Naturelle de Dahliafleur sise à Akouedo-Attié.

Ce massif porte une édifiante histoire de conservation de la nature par la volonté méritoire d'un ancien fieuriste professionnel amoureux de la nature. Ce dernier a légué à notre pays ce trésor écologique, en plein coeur d'Abidjan, que les Gouvernements successifs, depuis 1960, ainsi que les populations riveraines Ebrié d'Akouédo, d'Abatta et de Bingerville ont respecté avec scrupule et abnégation au point d'inspirer la retenue tous les propriétaires terriens coutumiers qui auraient pu en revendiquer la tenure.

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Du point de vue légal, il convient de relever que depuis 2004, par l'effet du décret N°2004-566 du 14 octobre 2004, I'Etat de Côte d'lvoire à reconnu au « Domaine DAHLIAFLEUR » le statut de domaine d'utilité publique qui implique l'interdiction de tous travaux de nature à modifier l'état du sol. Le Président Laurent GBAGBO avait pris cette décision salutaire pour soustraire cette forêt des diverses convoitises dont elle était l'objet aprės la mort du concessionnaire originel.

Le décret 2013-127 du 20 février 2013 va renforcer la protection de ce domaine en l'érigeant au rang de réserve naturelle partielle dont le régime juridique est assuré par la loi 2002-102 du 11 février 2002 relative à la création, à la gestion et au financement des parcs nationaux et des réserves naturelles.

Cette loi protège rigoureusement les réserves naturelles qui, avec les paros nationaux, forment le domaine public inaliénable.

Or, il pèse de lourds soupçons, épaissis davantage par le communiqué du Ministre en charge du tourisme, sur de potentiels promoteurs hôteliers d'un groupe étranger qui ambitionne de bâtir sur cette réserve naturelle un complexe hôtelier.

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Cependant, les populations ivoiriennes, conscientes des exigences de préservation d'une nature saine et vivable pour aujourd'hui comme pour lavenir, s'inquiêtent du projet de construction d'un complexe hótelier sur ce domaine protėgé, tout juste au lendemain la COP15 qui a portė sur la sécheresse et la désertification.

Ce projet inopportun, à plus d'un titre, jette un doute épais sur le sérieux des engagements que le Gouvernement ivoirien a pris pendant les assises de la COP15 que notre pays a eu à abriter et qui ont mobilisé d'éminents experts scientifiques ainsi que des sommités de l'ONU, de l'Union Africaine et bien dautres encore.

Cette attitude du Gouvernement laisse à croire que toutes les professions de foi, en faveur d'un engagement réel pour la préservation de la nature et la restauration des environnements dégradés qui ont résulté de la COP15, n'étaient que de vaines incantations. Sinon l'on comprendrait difficilement que quelques jours seulement après la clöture de cette COP, le Gouvernement ivoirien, höte de celle-ci, entreprenne un projet dont l'impact néfaste sur l'environnement, en ce qu'il aboutit à la destruction délibérée d'un parc national de valeur certaine.

Pour le , ce massif forestier résiduel doit être préservé à tout prix parce qu'il maintient un microclimat favorable, renferme une biodiversity de grand intérêt et conserve une qualité édaphique qui contraste avec Iinduration des terrains batis, cause des ecoulements pluviaux intenses qui se terminent en inondations catastrophiques dans presque tous les quartiers d'Abidjan. L'urbanisation intelligente requiert des espaces verts conséquents.

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C'est pour cela qu'il existe, depuis des lustres, le Bois de Boulogne à Paris et le Parc de Vincennes à quelques lieues, le Central Park à New-York, la grande boucle de forët protégée qui jouxte Washington D.C., le Rock Creek Park, une des plus anciennes forêts urbaines des USA et qui renferme une biodiversité impressionnante et offre aux riverains une aire récréative de haute valeur. Il en va de même pour la plupart des grandes métropoles de renom méme en Afrique telles que Molereta Kloof Nature Reserve Ou Rietvlei Nature Reserve pour ne citer que celles-là parmi les 10 réservés naturelles qui sont à Pretoria ou qui entourent la capitale Sud-Africaine.

En tout état de cause, notre génération n'a pas le droit de priver les générations futures d'un environnement sain et d'écosystèmes à valeurs scientifiques et mémorielles avérées, grands marqueurs de la nature telles la forêt de Dahlia fleur et la forêt du Banco.

La Côte d'lvoire doit être gouvernée avec l'esprit qu'elle appartient à tous ses enfants dont les plus nombreux sont à naitre. C'est pourquoi, le gouvernement devrait faire preuve de plus de discernement et d'altruisme dans ses transactions qui touchent au patrimoine commun de la Nation.

Le PPA-CI se range résolument du côté des citoyens responsables qui interpellent le Gouvernement et lui demandent de mettre fin à son projet néfaste pour la Réserve Naturelle de Dahliafleur, un des derniers vestiges de la forêt dense sempervirente de la région d'Abidjan.

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Ce massif d'intérêt botanique et faunique exceptionnel s'impose en complément indispensable de la forêt du Banco, château d'eau naturel et poumon vert, pour résorber l'immense pollution de la ville tentaculaire d'Abidjan.

En définitive, il est impératif d'épargner les derniers remparts forestiers de la ville d'Abidjan qui s'achemine, au rythme actuel de son expansion, vers une catastrophe écologique probable marquée par le réchauffement du climat local et la sécheresse prolongée, source de la dégradation dangereuse de l'environnement de vie des populations. C'est pourquoi, le PPA-Cl reste ardemment saisi du dossier de la Réserve Naturelle de DAHLIAFLEUR et pourrait envisager des actions politiques et de sensibilisation pour s'opposer à sa destruction.

𝙋/ 𝙡𝙚 𝙋𝙋𝘼-𝘾𝙄

𝙇𝙚 𝙋𝙤𝙧𝙩𝙚-𝙋𝙖𝙧𝙤𝙡𝙚

Le Ministre 𝗝ustin 𝗞atinan 𝗞oné, 2ème Vice-président du CSP

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